Ainsi, les habitants de ces lotissements souffrent de l’enclavement même s’ils habitent à quelques encablures du centre-ville. Le cas que nous évoquons est édifiant. Il s’agit du lotissement Nord dit promotionnel à Draâ El Mizan. Ses résidants souhaitent que l’hiver ne soit pas trop rude et long car déjà nombreux parmi eux ne peuvent plus sortir de leurs maisons en raison des accès qui sont dans un état qu’on ne peut qualifier. A chaque goutte de pluie qui tombe, la peur les gagne car craignant d’être emportés par les eaux qui ruissellent de toute la ville. Même si le Comité de quartier a déjà alerté les autorités locales (APC, daïra et wilaya), rien n’y fait. « On dirait que nous somme dans un gouffre. Qui oserait venir visiter ? » se demande ce citoyen qui habite le quartier depuis maintenant presque dix ans. Selon un membre du Comité de quartier, une enveloppe financière a été dégagée par la wilaya dans le cadre des dégâts causés par les intempéries qui ont touché la région l’an dernier, mais seuls deux lotissements ont subi la réfection de leurs accès.
« Au mois d’août dernier, on a tenu des discussions avec les responsables locaux, on croyait que les travaux allaient être lancés à la mi-septembre ou au plus tard au début octobre, mais depuis on entend toujours le même son de cloche, le marché est confié », a ajouté notre interlocuteur. Et à un autre d’intervenir : « En tout cas, pour nous, ce n’est pas l’aménagement urbain dont on nous parle qui nous intéresse, mais nous demandons d’abord le désenclavement en urgence. Je vous assure que quand il pleut, ce ne sont pas des filets d’eau qui dévalent d’en haut, mais ce sont des torrents tels ceux qui ont emporté Bab El Oued. Nous lançons un appel de détresse directement au wali d’envoyer une commission sur les lieux au début de l’hiver ». Certes, les habitants du lotissement Nord lisent des appels d’offres concernant des opérations en leur faveur, mais concrètement, ils ne voient rien venir sauf le délabrement de ce qui reste de leurs accès. « A quand ce désenclavement ? Dès que la météo lance un bulletin spécial, nous nous préparons au pire », conclut l’un d’eux.
Amar Ouramdane
