Indubitablement, la prise en charge des élèves sur le plan nutritionnel est devenue ces derniers temps, le cheval de bataille du ministère de l’Education. En plus de l’augmentation du nombre de rations dans les réfectoires, la réalisation de cantines scolaires se multiplie. Dans la commune d’Ath Yahia Moussa, la plupart des élèves bénéficient de repas gratuits en raison de la pauvreté qui gagne de plus en plus les familles. A Imzoughen, un village entièrement déshérité, la reprise du lancement du chantier de la cantine scolaire a soulagé plus d’un. Contacté à ce sujet, l’administrateur communal nous dira : “La cantine avait atteint un taux de réalisation de 80%. Alors, nous avons pris la décision de mener à terme ce chantier. Je pense qu’à la rentrée scolaire, ce restaurant scolaire de deux cents rations sera opérationnel”. Si tel est le cas, ce lieu accueillera tous les élèves de l’établissement. Il faudra signaler que la quasi-totalité de l’effectif est issue de familles très pauvres. D’ailleurs, beaucoup d’élèves ont quitté précocement les bancs de l’école pour aider leurs parents dans les travaux des champs. Cette grappe de hameaux composée de trois villages (Ath Moh Kaci, Agouni Ahcene et Imzoughen) attend d’autres projets. Celui qu’ils souhaiteraient voir aussi démarrer reste tout de même cette unité de soins abandonnée. Cette infrastructure sanitaire réalisée, elle aussi, à hauteur de 80% attend toujours les finitions. “Nous avons attiré l’attention des responsables, en vain”, nous a dit un villageois. Cette unité est d’une importance capitale dans cette zone enclavée. Car, pour qu’un patient change un pansement, il faut qu’il se déplace jusqu’à Ath Yahia Moussa. Certains font le trajet de leur village au chef-lieu à pied. En définitive, les efforts des autorités doivent être consentis pour atténuer la souffrance de ces paisibles montagnards.
Amar Ouramdane
