Le Sydicat national des journalistes a appris, surpris, le verdict inique et pour le moins désarmant prononcé par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger, à l’encontre de nos confrères Salima Tlemçani et Omar Belhouchet, respectivement journaliste et Directeur de la publication du quotidien El Watan. Le tort de nos confrères est d’avoir dénoncé, dans une enquête rigoureusement étayée, des pratiques “médicinales” appartenant à un autre âge. Condamner un journaliste à une peine d’emprisonnement pour avoir accompli un travail de salubrité publique en dénonçant des charlatans, voilà une pratique tout simplement indigne d’un Etat de droit. Il ne s’agit là, en fait, que d’une volonté de pousuivre une campagne punitive contre une presse insoumise et tenant plus que tout à à sa liberté de ton. Ce genre de représailles que le pouvoir ressort par à-coups, sont hélas appelées à durer ; en tout cas tant que demeure ces articles du code pénal prévoyant l’emprisonnement pour délit de presse.Le Syndicat qui assure nos confrères d’El Watan de son soutien indéfectible appelle à la reconsidération de ce verdict qui n’honore nullement la Justice algérienne et rappelle aux autorités leurs engagements répétitifs “qu’aucun journaliste ne sera mis en prison pour ses écrits”. Une coquetterie tout juste destinée pour la consommation externe apparemment.
P/le Syndicat national des journalistes
Le secrétaire général
Kamel Amarni
