Il s’agit d’Ichoukrène Sanana et de Tazrout. Le collège dont nous parlons est celui lancé depuis maintenant près de six mois à Hennia, un autre grand village composé de plusieurs hameaux. Selon le maire de cette municipalité, M. Hamou Didouche, il est de type base sept en d’autres termes il aurait au moins vingt salles sans compter les laboratoires.
“Le projet est confié à plusieurs entreprises. Chacune d’elles s’occupe d’un lot”, nous a informé à ce sujet le P/APC. Cette nouvelle école réglera dans quelques années le problème de ces collégiens qui font quotidiennement la navette entre leurs villages et la ville de Draâ El Mizan où ils étudient dans des conditions difficiles manquant parfois même de moyens de transport. Peut-être aussi, la réalisation de ce collège va désaffecter le CEM Krim Rabah qui est dans un état lamentable.
Ayant servi durant des années avec des dortoirs transformés en salle de cours et implanté sur un sol mouvant, il est temps de fermer ce collège bien qu’il ait été l’un des premiers collèges de la wilaya de Tizi Ouzou où avaient été formés les cadres de toute la région d’Aït Yahia Moussa en passant par Tizi Gheniff et même de Maâtkas ou encore des élèves qui venaient de Makouda.
Un ancien élève de cette dernière région nous a évoqué les belles années qu’il avait passées en internat. “Nous restions en pension durant des mois.
Il était impossible de sortir le week-end car il n’y avait pas de transport. C’était formidable. C’était la belle époque où les études comptaient beaucoup pour nous”, se rappelle ce quinquagénaire de Makouda ayant étudié au CEM Krim-Rabah entre 1971 et 1975.
Amar Ouramdane
