Moyennant des équipements appropriés dont un camion-citerne pour transporter le mélangé pollué, un service d’intervention de Sonatrach s’emploie à vidanger un des puits infestés par les infiltrations d’hydrocarbure brut qui se sont échappées la semaine passée de l’oléoduc Beni Mansour-Béjaïa.
Au moment où les ouvriers étaient à l’ouvrage pour venir à bout de substances visqueuses qui ont envahi le point d’eau, on pouvait apercevoir des cadavres de poissons remonter à la surface.
La mort de ces êtres aquatiques, qui ont prospéré depuis des années, semble témoigner de l’ampleur du désastre causé par la marée noire aux puits domestiques situés sur un domaine appartenant à une même famille.
Comment en est-on arrivé là ? Selon nos sources la fuite qui s’est produite à quelque 500 mètres plus au sud aurait duré assez de temps pour que la coulée puisse atteindre la nappe hydrique souterraine alimentant les trois puits infestés.
On ignore si la marée noire a touché en profondeur les vergers arboricoles dont une grande partie représente une oliveraie très ancienne et prospère. Parviendra-t-on vraiment à venir à bout de la pollution qui a touché ces puits ? C’est la question qui taraude l’esprit.
Z. Z.
