Le syndicat des paramédicaux hausse le ton

Ils s’interrogent sur les projets annoncés par la tutelle et qualifiés de « géants » qui ne peuvent être réellement réalisés à partir du moment que les structures existantes sont dépourvues du personnel nécessaire à leur bon fonctionnement notamment infirmiers, sage-femmes, anesthésistes, manipulateurs radio….

Cette histoire de CHU, bien que méritoire pour la wilaya de Béjaïa, de même que l’ouverture d’autres services hospitaliers d’envergure ne pourront être concrétisés si les seize établissements hospitaliers de la wilaya tournent toujours mal par manque d’effectif, notamment du personnel paramédical.

Outre cette lacune, ils ajoutent que ce personnel est en proie, quotidiennement, à plusieurs maladies professionnelles et contagieuses. Ils se demandent pourquoi la formation de 30 aide-soignants prévue l’année passée a-t-elle été purement et simplement annulée? Seuls 28 stagiaires de ce corps ont été retenus pour l’exercice de l’année en cours sur les 90 postes budgétaires attribués, selon toujours les rédacteurs de la déclaration.

Face à cette surcharge de travail, « plusieurs paramédicaux ont vu leurs congés bloqués dans certains établissements et d’autres sont contraints d’effectuer des heures supplémentaires pour assurer un travail permanent », lit-on aussi dans la déclaration, tout en ajoutant qu’ils sont devenus par la force des choses ambulanciers du fait qu’ils ne cessent d’effectuer des évacuations de malades vers d’autres wilayas. Par conséquent le manque flagrant de spécialistes et les insuffisances en équipement d’imagerie a été mis en exergue.

Pour conclure leur constat, les rédacteurs attirent l’attention des responsables sur l’insécurité qui régne dans les établissements hospitaliers ne disposant pas d’agents de sécurité, obligeant ainsi les infirmiers à se substituer à ces derniers.

Enfin ils interpellent les pouvoirs publics à mettre fin à cette situation et à améliorer les conditions de travail des paramédicaux tout en les formant qualitativement et quantitativement.

A. Gana