« Nous avons créé un CSA dans le but de canaliser toute cette jeunesse livrée à elle-même, mais finalement ce n’est pas facile quand on n’a même pas un terrain de football », nous a confié un membre du CSA. Pourtant, durant l’été dernier, une pépinière de jeunes a participé à un tournoi de football où des individualités ont été sélectionnées. Interrogé à ce propos, le maire de Frikat, Amar Arib nous a déclaré que depuis son installation à la tête de l’exécutif de cette municipalité, il n’a pas cessé de solliciter les autorités de la wilaya en vue de bénéficier d’un stade. « Nous n’avons pas de terrain. Nous avons une aire de jeux comme celles des villages. C’est une priorité pour nous. Nous ne devons pas laisser ces jeunes dans la déperdition », a-t-il ajouté. Quant aux jeunes affiliés à la boxe chinoise par exemple, ils ont presque tous abandonné faute de salle appropriée.
« Nous nous entraînions dans les vestiaires, mais ils ont été abandonnés pour être squattés par les noctambules. A Frikat, il n’y a aucune salle », nous a expliqué, par ailleurs, un entraîneur de cette discipline. Dans cette localité, nous avons relevé aussi que trois foyers pour jeunes ont été réalisés dans les grands villages sans toutefois réduire ce manque. Car, faut-il le dire, ces infrastructures manquent de personnel spécialisé pour encadrer ces jeunes.
« Dans ces foyers, il y a du matériel, mais le problème se pose dans l’encadrement. Tant qu’ils ne sont pas affiliés à la Direction de la jeunesse et des sports ou de la culture, ce n’est pas une solution. Ni une association ni encore moins des jeunes affectés dans le cadre du filet social ne pourraient se substituer à des cadres formés dans le domaine », pense une source locale qui, pour laquelle, ces foyers serviraient à autre chose qu’à la formation des jeunes.
Amar Ouramdane
