Face à l’urgence d’extirper la mairie du marasme dans lequel elle est plongée depuis des mois, dénuée même de l’électricité et du téléphone, le chef de daïra a instruit les élus de s’acquitter de ces dettes, qui valent d’ailleurs à l’APC le rejet des délibérations pour des opérations jugées non essentielles. La commune semble vouloir s’enliser dans une situation déplorable. Conséquence d’une gestion à vue depuis des années et qui a cumulé toutes sortes de lacunes et de déficiences, les élus font face à une situation désastreuse où ils sont dans l’obligation de tout réorganiser et de tout repasser en revue pour oser espérer le redémarrage de cette institution embourbée dans une légion de problèmes. Tout reste à faire et une tâche ardue attend les successeurs de l’ex-maire déchu afin de pouvoir mener à bon port la mission qui leur est assignée. En tout cas, comme premiers impératifs, il leur est demandé d’honorer les dettes dites de consommation, de garantir au moins le salaire des travailleurs et d’approvisionner les écoles primaires en mazout pour le chauffage des classes. Combien de temps faudra-t-il pour faire accepter par la wilaya le plan de charges par exemple ? Un tel exploit requiert l’assainissement de la situation chaotique, prévalant dans divers secteurs, notamment les ressources humaines comparées par nos sources à “un enchevêtrement difficile à défaire.” On parle “d’ouvriers non promus ou n’ayant pas pris de congé depuis des lustres.” La condition ouvrière va-t-elle être améliorée et permettre, au moins, aux travailleurs d’avoir une section syndicale qui pourrait défendre leurs droits professionnels ? Avec ce cumul des retards de développement, on devrait surtout préserver la cohésion de l’assemblée car une scission de trop aurait des conséquences dramatiques et irréversibles sur le devenir de la commune, mise à genoux par l’endettement et le sous-développement. Et puis on se demande si un complot n’est pas en train de se fomenter pour disloquer l’équipe en place en ce moment. Les élus des différentes tendances en exercice en ont-ils conscience ? C’est la question que se pose la rue qui redoute des luttes intestines de leadership dont il est difficile d’apprécier les retombées.
Z. Z.
