Bientôt le gaz mais pas d’électricité

« C’est toujours ça d’acquis » nous dit un locataire qui s’apprête à installer le gaz de ville dans sa maison. Comme leurs voisins des anciens bâtiments, les locataires faisant partie de la dernière attribution de logements font partie des heureux futurs bénéficiaires du gaz de ville. Cependant, leur joie d’occuper enfin un logement décent et confortable est loin d’être complète. Leur vie pourrait être meilleure si comme tous les habitants de la cité, ils pouvaient être raccordés au réseau électrique. Ceux qui en disposent ne le doivent qu’à la bonne volonté de leurs amis des immeubles qui en sont pourvus et qui leur cèdent des branchements volants avec tout le danger que cela peut représenter. De nombreuses requêtes ont été adressées aux autorités concernées sans que leur calvaire ne prenne fin. Plusieurs réunions des organismes concernés ont été tenues et se sont terminées avec autant de promesses d’apporter un remède à la situation. Cependant, une année après que les décisions d’attribution leur aient été remises, les locataires ne voient toujours pas, le bout du tunnel. « Nous sommes pourtant, des locataires à part entière et nous nous acquittons régulièrement de nos loyers » affirme un autre locataire, qui ajoute qu’il est « triste de passer l’hiver sans télé après avoir passé l’été sans frigidaire.  » Le problème que nous avons d’ailleurs déjà soulevé viendrait de l’éloignement du transformateur électrique des immeubles concernés. Ni l’OPGI ni Sonelgaz ne seraient disposés à prendre en charge le raccordement, sur cette distance. Une dépense jugée élevée et coûteuse. Cependant les locataires ne l’entendent pas de cette oreille. « Nous avons accompli toutes les formalités d’usage avant d’occuper nos habitations, tout en payant nos loyers avec un cautionnement d’une année. Le reste ne nous concerne pas », conclut notre interlocuteur.

A. D. T.