En fait les retards accusés par les services de l’APC de Bouhamza dans la collecte des ordures ont eu un impact très négatif sur l’hygiène de ce village et ont crée une situation de plus en plus lamentable.
En outre, l’insuffisance de bennes à ordures au nombre de trois seulement, d’une capacité de moins de deux mètres cube chacune et le dépôt anarchique des ordures près de ces bennes saturé, ont aggravé la situation davantage.
Les déchets traînent à une vingtaine de mètres de l’endroit qui leur était réservé provocant ainsi un vrai danger sur la santé publique, surtout qu’un des caissons est tout près de la fontaine d’où s’approvision les habitants en eau potable. « Nous avons procédé nous-mêmes au nettoyage de tout le village l’année passée avec la mobilisation de la population.
Après de longues et nombreuses requêtes, l’APC nous a enfin accordés des caissons.
Une initiative très rassurante toutefois nous l’avons sollicité à maintes fois afin qu’ils nous envoient un camion pour la collecte de ces ordures mais en vain.
A chaque fois, on nous avance des excuses ; en se justifiant par le manque d’effectif qui assure le ramassage des ordures. » Dira Ben Meziane Makhlouf, le président de l’Association socioculturelle de Tachouaft.
« Un jeune du village avait l’intention d’investir dans ce domaine. Alors l’APC lui a exigé un camion avec une benne-tasseuse, découragé il a laissé tombé. » Ajoutera le même interlocuteur. Enfin, devant l’absence de toute politique de gestion, de récupération et de recyclage des déchets à l’instar de beaucoup d’autres localités du pays, l’augmentation des quantités d’ordures risque de provoquer des effets catastrophiques sur l’environnement et le cadre de vie des habitants de ce village. A moins que des mesures de prévention et d’intervention ne soient prises en urgence par les services de l’APC.
M. C. Aït Meziane
