Dans une déclaration paraphée par la coordination constituée des villages Ifri, Bourafaâ, Tigrine, Izemouren, Timeliouine, Issougane et Ighvane et adressée il y a quelques semaines au wali de Bgayet, les signataires mettent en garde contre « les nuisances et les dangers que générera sur la santé publique et l’environnement l’exploitation d’une carrière de concassage », dont le projet d’implantation est projeté au lieu-dit Tizi n’Chréa, sur les hauteurs d’Ouzellaguen.
Les contestataires qui ne cessent, depuis la genèse du projet en 2004, de ruer dans les brancards, réaffirment leur opposition quant à sa concrétisation sur un site dont ils revendiquent par ailleurs la propriété comme étant « un bien ancestral ». Par conséquent, ils demandent instamment aux autorités de procéder à l’annulation pure et simple de la concession accordée à l’investisseur.
L’APC d’Ouzellaguen abonde à peu près dans le même sens. Dans une correspondance datée du 23 mars 2004 et adressée à la direction des mines et de l’industrie (DMI), les élus de cette assemblée ont, à l’unanimité émis un avis défavorable à la réalisation de ce gisement d’agrégats. « La position de l’APC reste inchangée », nous a déclaré tout récemment le premier responsable de la commune.
Chez le promoteur du projet, Arezki Ibrahim en l’occurrence le ton se veut mesuré et conciliant : « Mon projet n’est dirigé contre personne, car j’ai toujours agi dans la légalité pour le faire aboutir ». Une déclaration assise sur la foi de documents officiels dont un titre minier dûment délivré par le ministère de tutelle en date du 07/11/2004 sous le n°489.
M. Ibrahim récuse les accusations des villageois lui prêtant l’intention de ne pas faire grand cas des considérations environnementales ni de celles de leur santé. Pour étayer ses allégations, il exhibe un procès-verbal, établi le 17 avril 2002 par une commission multisectorielle composée notamment de représentant de l’inspection de l’environnement, de la DMI, de l’hydraulique et de la Conservation des forêts, et déclarant « le caractère non fondé de la requête émise par les riverains ».
S’agissant du terrain d’une superficie de 11 ha (non encore cadastré) dont le promoteur s’acquitte d’une redevance, il est « classé communal » selon la Direction des domaines qui se réfère au plan du sénatus-consulte de l’ancien douar d’Ouzellaguen du 22 avril 1863, homologué par arrêté du 15 mars 1900.
Affaire à suivre…
N. Maouche
