Guerres ou paix. Les peuples du Grand Moyen-Orient (GMO) sont-ils condamnés à subir les agressions répétées d’Israël et des grandes puissances occidentales ? Quels sont les mobiles véritables de ces agressions ? Un souci altruiste d’apporter démocratie et modernité ? Une volonté d’accaparer leurs richesses et de redessiner la carte politique de cette région stratégique au profit exclusif d’Israël ? Confrontés à ces défis, les peuples du GMO peuvent-ils s’en remettre à des dirigeants arabes qui n’ont que le mot paix à la bouche ?
La défaite infligée par la résistance libanaise à l’armée israélienne durant l’été 2006 ne confirme-t-elle pas que l’impuissance arabe face à Tel Aviv n’est pas une fatalité, mais relève au contraire d’un choix politique délibéré de régimes qui participent directement au système de domination impérialiste sur la région ? Quelle attitude adopter à l’égard de la résistance libanaise, du Hezbollah ou du Hamas palestinien ? Peut-on les assimiler au FIS algérien ? Quelle position prendre vis-à-vis des régimes iranien, syrien et soudanais ? Peut-on taire leur nature dictatoriale antipopulaire ? Existe-t-il un lien entre les luttes de Libération nationale et luttes sociales et démocratiques dans les Etats arabes indépendants ?
Quel lien doit s’établir entre combat armé, luttes sociales et démocratiques et résistance des “Etats voyous” ? Les débats des années 70 sur la Révolution arabe est-il dépassé ? Doit-il au contraire être réactualisé à la lumière de la nouvelle situation mondiale post-URSS ? La paix est-elle possible avec Israël ? Quel avenir pour les Israéliens dans un Moyen-Orient débarrassé d’Etats purs ? C’est à la réflexion et au débat sur ces questions capitales en vue d’élaborer une stratégie de libération des peuples de la région que Hocine Belalloufi, auteur de Grand Moyen-Orient, guerres ou paix, un ouvrage paru récemment chez Lazhari-Labter-Editions, invite à l’occasion du Café littéraire de la Maison de la culture de Béjaïa. Rendez-vous, jeudi 22 janvier, à 14 heures.
B. B.
