C’est en tout cas ce qu’a jugé la commission d’inspection dégagée par la Direction de l’environnement de la wilaya, laquelle a visité 106 huileries sur les 416 que compte la capitale du Djurdjura.
Dans son rapport, ladite commission a fait état de onze huileries se trouvant à l’arrêt par une raison ou une autre.
Cette opération d’inspection a concerné jusque là surtout les régions situées à proximité du barrage de Taksebt telles Beni Douala, Irdjen…
A Beni Douala, par exemple, on a procédé à la fermeture de deux huileries et deux autres ont été mise en demeure, alors que la localité d’Irdjen a « perdu », sur décision de la commission, une seule huilerie.
Cela dit, c’est la commune d’Ath Yanni qui est la plus « menacée » par les fermeture puisque celle-ci a enregistré dix (10) mises en demeure en la matière. Autrement dit, 10 huileries risquent d’emboîter le pas aux deux qui ont déjà été fermées par la Direction de l’environnement.
Une direction qui a entrepris cette action par souci de préserver la nature et l’environnement sachant que ces huileries peuvent constituer des sources de pollution lorsque ces derniers travaillent dans des conditions non conformes aux régles de l’art.
Par ailleurs et allant dans le même sens à sa savoir contrecarrer la pollution et la saleté causées par les huileries, la Direction de l’environnement s’est penchée sur les normes de travail des stations lavage-graissage des véhicules. Ainsi on a appris que pas moins de 170 stations ont été visitées et ont été destinataires d’un » ordre formel » de ne pas jeter leurs déchets dans la nature. En somme, doit-on dire, ladite direction et les services publics ne badinent décidément pas avec tout ce qui a trait à l’environnement. Il est vrai, en effet que celui-ci essuie coup sur coup ces quelques dernières années, à tel point que Tizi a hérité d’un cadre de vie tout simplement lamentable. Force est de constater, en fait, que le problème ne réside pas vraiment dans les décisions » répressives » mais il faudra peut-être soigner les mentalités de certains, mais avant de tenter d’instaurer le civisme qui fait actuellement défaut chez plus d’un, et ce à travers une éducation permettant à tout le monde de mesurer les conséquences du désastre, il est urgent d’installer des centres d’enfouissement et des décharges publiques… Il est du ressort de l’Etat du combattre les décharges sauvages qui polluent les moindres recoins de la » petite Suisse ».
Cinq décharges publiques attendues en 2009
Puisqu’on est y, on notera que la wilaya de Tizi-Ouzou a programmé douze décharges publiques, cinq d’entre elles seront réceptionnées avant la fin de l’année en cours. Bien qu’entre projet et réalité, le pont est souvent large, d’autant que les contraintes sont innombrables, l’on annoncera tout de même que celles-ci seront implantées dans les communes de Béni Zmenzer, Béni Aïssi, Aït Mahmoud, Tadmaït et Iferhounène. En outre des centres d’enfouissement technique sont également inscrits pour les communes de Draâ El Mizan, Ouacif et Azazga. Les centres des deux premières communes sont actuellement à 80 % dans des travaux, celui d’Azazga est en étude.
M. O. B.
