Il serait injuste, avant d’émettre une quelconque critique là-dessus, de ne pas mentionner au passage que le projet de construction des 60 logements LSP de Tizi Lvir est, professionnellement parlant, unique dans ce genre de programme à ne pas connaître de retard, d’imprévus techniques ou autres.
Tout a été méticuleusement bien “pensé” dans l’étude d’avant-projet, notamment la réalisation de banquettes permettant d’éviter d’éventuels affaissements de terrain, l’interdiction de passage pour les personnes étrangères par le site et l’étalage sur toute la bande à proximité du lotissement d’un film plastique en prévision de chutes de pluies.
Cependant, malgré toutes les précautions prises et le travail effectué avec soin, remarqué sur le chantier implanté en contrebas du lotissement Si Lakhdar — dont les maisons au bout de la rue sont perchées à 30 min de la partie terrassée —, les pluies abondantes de ces dernières semaines, note un résidant “ont trouvé une petite faille qui a laissé passé un volume de terre sur les banquettes.”
Un léger glissement sans incidence aucune qui a eu lieu en dehors de l’assiette dégagée pour le projet et qui de ce fait, précise ce locataire habitant aux alentours de la place touchée, “n’a pas, du tout, influé négativement sur l’évolution des travaux.”
Un imprévu dû aux phénomènes climatiques aussi qui n’a d’ailleurs aucunement paniqué les gens du Hay Si Lakhdar sachant, ajoute notre interlocuteur, que “toutes les mesures de précautions prises ont été respectées par chacun”. Notons toutefois que la parcelle en question n’a pas été lancée en même temps que les autres blocs composant les logements participatifs de Tizi Ouzou, lesquels ont atteint un stade avancé dans la construction, ce lot qui accuse un léger retard n’a été débarrassé de la “roche dure” qui le composait qu’à la fin de l’automne 2008.
A. Chérif
