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La bibliothèque communale à l’abandon

Réalisée sur les fonds propres de la commune en avril 2006 dans le but de combler, un tant soit peu, le vide en matière de structures d’accompagnement des cités, la bibliothèque communale est toujours dans l’attente d’être dotée d’un budget de fonctionnement et de la formulation d’un dossier d’homologation pour obtenir son statut de bibliothèque par les autorités compétentes en la matière, notamment la Direction de la culture.

Concernant ce dernier point, des sources administratives affirment que ledit statut est encore en phase d’élaboration au niveau du ministère de la Culture et de la Communication et qu’aucune bibliothèque, au niveau national, n’est encore classée officiellement comme telle. Depuis juillet 2007, l’APC d’Akbou a affecté pour la gestion de cette bibliothèque une licenciée en communication et journalisme recrutée dans le cadre du pré-emploi. L’ambition de cette dernière est non seulement de gérer la bibliothèque, mais également de créer une médiathèque au profit des élèves afin de leur permettre l’accès à Internet au prix fixé par l’Actel.

En attendant de voir les élus de l’APC se pencher sur le dossier, cet immeuble est plutôt une salle de lecture qu’une bibliothèque, elle n’est fréquentée habituellement que par trois étudiants et une lycéenne bien que sa superficie est de 400 m2, elle est équipée du mobilier adéquat, deux mille livres y sont disponibles dont 1 700 offerts par la Direction de la culture traitant essentiellement de la littérature et de l’histoire, soixante-sept offerts par Nacer Aït Ouali, enseignant à l’université Paris 8e et trois cent offerts par la chargée de la gestion elle-même. Cet immeuble a abrité les travaux de la dernière opération du “RGPH” (Recensement général de la population et de l’Habitat) comme il abrite actuellement une partie du service urbanisme de l’APC. Un employé municipal, que nous avons approché au sujet de la léthargie manifeste de l’APC vis-à-vis de cette institution, nous a confié que : “Finalement, l’endroit où est implanté cette bibliothèque, à savoir l’ancienne ville est mal choisi, car en sus du fait qu’il soit très loin des lycées et CEM dont les élèves sont le public essentiellement ciblé, il se situe dans un quartier commercial où le vacarme est incessant.” Au niveau de l’APC, nous affirme une autre source au fait des affaires de la commune, l’immeuble serait en passe d’être réaffecté à d’autres tâches.

B. Sadi

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