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Retard dans le versement des salaires

En effet, depuis quatre ans, aucune stabilité n’est obtenue en dépit d’énormes moyens mis à la disposition de ce service. Si cette situation, c’est-à-dire le non versement des salaires, pénalise ces travailleurs, quelques fois au cours de l’année scolaire, pendant les vacances, elle provoque au sein de cette corporation un calvaire sans nom. “Pourtant, toutes les négociations ont conclu que la paie sera versée entre le 10 et le 12 du mois”, nous explique un enseignant rencontré devant la poste centrale de Tizi Ouzou. Dans toutes les daïras de la wilaya, on a droit à la même réponse. “C’est ce qu’on appelle les vacances de l’enseignant”, ajoute un autre intervenant. L’enseignant se livre à des va-et-vient entre son domicile et la poste, dans l’espoir de voir ce minable salaire arriver. “C’est une sanction. Sinon, comment comprendre que pendant l’année scolaire, les salaires étaient versés dès qu’une grève était déclenchée ?”, s’interroge une troisième personne. Dans certains bureaux de poste, on affiche “Pas de paie pour les enseignants”. L’éducation subit une véritable humiliation. De leurs côtés, les syndicats sont unanimes à dire que ce blocage est délibéré. “Quatre ans passés depuis la centralisation, et l’état matrice n’est pas encore finalisé. Nous avons à maintes fois interpellé les responsables y compris Monsieur le ministre de l’Education nationale. Nos interlocuteurs n’ont jamais tenu leurs promesses”, tels sont les propos d’un syndicaliste du SETE/UGTA. Selon une source proche de l’académie, “les salaires ne seront versés que vers le vingt du mois. Quant aux primes de rendement, elle le seront à la mi-août”. Pour le problème des travailleurs omis, il faudra attendre peut-être l’année prochaine. Officiellement, il est difficile d’avoir une quelconque réponse.

H. N.

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