Négligence sur la voie publique

L’extension du réseau d’éclairage public du quartier Arafou dans la commune d’Akbou jusqu’au pont d’Ighram a apporté beaucoup de soulagement aux habitants de cette commune, notamment ceux du chef-lieu communal qui empruntent à pied ce chemin long de

1 km pour rejoindre leur domicile. Car, outre le danger qui menaçait les automobilistes du fait de la mauvaise visibilité, ce tronçon de route est peu fréquenté et suscite, de nuit, la peur des piétons de tomber sur des ivrognes ou des gens malintentionnés qui élisent, généralement, domicile dans les endroits déserts et mal éclairés. Le hic est que l’entreprise réalisatrice du projet a vraisemblablement quitté les lieux avant même d’enterrer les fils conducteur qui traînent au sol, mais aussi sans remblayer le fossé creusé sur le bord de la route rétrécissant et altérant de la sorte la chaussée. Alors que cette route, récemment revêtue en béton bitumineux était suffisamment large pour contenir le croisement de deux véhicules et le déplacement de part et d’autre des piétons ; aujourd’hui, les automobilistes sont contraints, en cas de croisement de se déporter brusquement et entièrement en certains endroits, hors de la chaussée pour pouvoir circuler en sens inverse menaçant ainsi de renverser les piétons qui s’y trouveraient. Comme quoi, ce qu’on vous donne d’une main, on vous l’enlève de l’autre !

B. Sadi