Le réseau routier à la merci des intempéries

Après chaque épisode pluvieuse, la commune d’Ighram compte ses dégâts matériels : routes affaissées, pistes obstruées par des éboulements et autre arbres déracinés, chemins transformés en torrents…

Cela devient presque immuable, car l’on semble attendre les dommages causés par les intempéries comme une fatalité, une malédiction contre lesquelles aucune parade ne parait pouvoir faire face. Les derniers soubresauts de Dame nature ont, une nouvelle fois, mis à nu la vulnérabilité du réseau routier de cette région à topographie accidentée.

Une vulnérabilité largement imputable à la quasi-disparition des ouvrages d’évacuation des eaux pluviales. « Nous avons enregistré trois glissements de terrain, dont l’un, entre Ighram et Taslent et les deux autres au niveau du village Taslent. Nous avons aussi la détérioration de la piste de Timsilt ainsi que la piste reliant le village Tazaghart à Ath Hyani. Cela, sans compter les nombreux éboulements de talus qui ont comblé les fossés bétonnés », nous a fait savoir le P/APC d’Ighram, M. Ibaliden, selon lequel une commission multisectorielle s’est récemment déplacée sur les lieux pour constater l’étendue des dégâts. « Nous avons établi des fiches techniques pour les glissements de terrains et nous les avons transmises à qui de droit. Nous espérons la prise en charge de ces dégâts dans le cadre du programme spécial intempéries », nous a affirmé le maire, non sans avoir affiché sa répprobation quant au refus des pouvoirs publics de prendre en charge la remise en état des pistes dégradées.

Dans l’immédiat, l’APC avec ses moyens dérisoires, ne peut que se résoudre aux rafistolages, pour parer au plus pressé. En attendant… La prochaine averse. Pour M. Ibaliden, les efforts de la collectivité seraient voués à l’échec aussi longtemps que régnera l’incivisme et l’insouciance dont font preuve certains riverains. Il en veut pour preuve — photos à l’appui — la disparition des fossés d’écoulement des eaux et le comblement des puisards et des passages busés par des matériaux solides et des détritus de toutes natures.

Ces comportements contre nature potentialisent, selon l’édile, l’effet dévastateur des eaux pluviales et rendent toute riposte inopérante.

N. Maouche