Bien que leurs délégués aient été reçus par le secrétaire général du ministère de l’Education nationale le 28 du mois écoulé, les adjoints d’éducation se disent déçus de la position de la tutelle qui persiste à refuser de satisfaire leurs revendications primordiales, à savoir la classification de la fonction à la catégorie 10 au lieu de la 7 actuelle, l’accès à la promotion au poste de surveillant général et enfin la rémunération des tâches pédagogiques. D’ailleurs, dans une déclaration pondue par la tutelle syndicale de la corporation, le SNTE en l’occurrence, signée par le secrétaire général du bureau de wilaya de Béjaïa, il est relevé que c’est “l’annonce de deux journées de grève qui avait poussé le ministère à prendre langue avec les représentants de ce corps de l’éducation pour gagner du temps jusqu’après les élections présidentielles lesquelles doivent se passer dans une ambiance sereine, en les entraînant dans les jeux ténébreux des commissions sans fins et sans lendemains”.
Au rédacteur de la déclaration de se poser la question de savoir ce que gagnent les adjoints d’éducation dans les positions du ministère qui avance dès le début que la catégorie 7 est inchangeable au moment où d’autres corporations du même secteur viennent de bénéficier d’un avancement de catégories et de persister à conditionner la promotion au poste de surveillant général à une formation pour des fonctionnaires ayant exercé des années durant dans ce corps de surveillance.
En conclusion, contrairement à ce qui a été rapporté par certains quotidiens, comme a tenu à le signaler le secrétaire général du bureau SNTF de Béjaïa lors de son passage à notre bureau pour nous remettre la déclaration, le ministère n’a apporté aucune solution aux revendications des adjoints d’éducation qui restent mobilisés jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications qui consistent en le positionnement de la corporation à la catégorie 10, à la non indexation du statut de surveillant général à une formation et enfin en la rémunération des tâches pédagogiques.
Selon notre interlocuteur, les adjoints d’éducation sont la seule frange du corps de l’éducation à être négligée lors de l’établissement du statut particulier des travailleurs de l’éducation.
A. Gana
