Las d’attendre une issue à leur désarroi, qui dure depuis maintenant neuf ans, les bénéficiaires des 100 logements sociaux à Fréha sont passés à l’action, hier, en observant un sit-in devant le siège de leur APC qu’ils ont maintenu fermé toute la journée.
Ils veulent faire valoir leur droit. « A quand la distribution des clés aux bénéficiaires des 100 logements ? » « 9 ans barakat ! », sont entre autres les slogans qu’on pouvait lire sur les banderoles accrochées à l’entrée du siège de l’APC de Fréha. Il se trouve, en effet, que ces logements, dont la liste des bénéficiaires a été affichée en 2000, n’ont pas été encore attribués.
Ces mêmes logements ont été, en fait, squattés par d’autres personnes qui ont profité, nous dit-on, des évènements de la Kabylie de 2001 pour en prendre possession. Depuis, c’est le statu quo.
« Constatant que rien n’est venu, nous avons décidé de nous organiser pour prendre en charge et réclamer notre droit, » dira un de ces bénéficiaires rencontré sur les lieux de la manifestion. C’est ainsi que ces derniers ont cré une commission qui s’est chargée du dossier. Celle-ci, nous a-t-on appris, a saisi tous les services concernés sur le sujet mais en vain. « Nous avons écrit au wali et même au chef du gouvernement mais aucune suite n’est venue.
Le P/APC et le chef de daïra d’Azazga ont, quant à eux, avoué que cela les dépasse, » explique celui qui a été désigné pour être le porte-parole des protestataires lequel ont défié le froid glacial, la pluie et le mauvais temps pour cier leur ras-le-bol.
« Cette action se présente comme un dernier recours pour nous du fait que toutes les portes sont restées fermées devant nous » estime notre interlocuteur affirmant que lui et ses compagnons sont déterminés à aller jusqu’au bout, jusqu’à satisfaction de leur exigence.
« Aujourd’hui, nous voulons rencontrer le wali ou du moins un engagement écrit disant que notre revendication sera prise en charge. Sinon nous campons ici, » menace le délégué des manifestants. Encore donc une autre « chaude » affaire pour les pouvoirs publics, une affaire qui risque de faire des malheureux, quel sort sera-t-il réservé aux familles qui occupent illégalement les logements depuis 2001 ?
Selon nos informations, l’OPGI a déjà entamé une procédure de justice contre les indus-occupants. Il s’agit en fait d’une affaire qui couve depuis déjà 9 ans dans la commune de Fréha.
Les bénéficiaires « légitimes », qui sont revenus à la charge hier, soutiennent que les pouvoirs publics leur ont toujours promis de « clore » définitivement le dossier en expulsant les squatteurs des logements au moment propice. « On nous a toujours dit qu’une solution sera trouvée lorsque la, commune de Fréha sera dotée d’une unité des forces de l’ordre, » nous avoue un des bénéficiaires. Cela pour dire que cette affaire risque de faire des vagues.
M. O. B.
