Mamia, nouvel album de Boudjemaâ Agraw

Le nouvel album dont la chanson phare est « Mamia » du chanteur kabyle Boudjemaâ Agraw sera mis en vente dès samedi. Ce nouveau produit, sous forme de CD et de K7, est composé de 8 chansons et de 2 instrumentaux. Il a été réalisé, indique le chanteur, pour répondre aux vœux de ses nombreux fans qui n’ont eu cesse de lui réclamer, à chaque fois que l’occasion se présente, des musiques d’ambiances et des chansons d’amour. Sur les 8 titres que comprend l’album, 4 d’entre eux sont des chansons sentimentales et 2 des instrumentaux, c’est dire toute l’importance qu’accorde le chanteur à l’avis de son public. Il a même ajouté que pour être tout à fait en diapason avec le souhait de ses fans, il a donné plus d’importance à la musique envoûtante qu’à la poésie. Pour revenir à la consistance de l’album, le 1ère, le 3ème, le 4ème et le 6ème titre sont des chansons sentimentales. Elles traitent tout à tour des tabous qui entravent l’épanouissement de l’amour qu’il faut casser, et de la beauté plastique de la bien-aimée. Dans la 4ème chanson l’artiste évoque les sentiments purs et sans artifices qu’éprouve le prétendant envers sa bien-aimée et devant l’impossibilité de réaliser son rêve, ce dernier implore alors le secours des saints tutélaires de sa région. La 6ème chanson « Lakhyalim » rappelle la silhouette de la bien-aimée qui ne quitte pas l’esprit de l’amoureux qui en souffre « chaque nuit et chaque jour ». La 2ème chanson de l’album « métro-boulot-dodo », sur un air d’une chanson bien connue de Slimane Azem fustige la vie quotidienne sans attrait des immigrés. Les autres chansons ont pour thème la mafia politico-financière qui a ruiné le pays, la dissension entre les Kabyles et rendent hommage aux piliers de la culture berbère tels Slimane Azem, Matoub Lounès et Mohand Arab. Quant aux instrumentaux à cordes (guitare), instruments en bois (flûte) et de synthé, on ne s’en lasse pas de les écouter et de les rencontrer.

B. Mouhoub