Entre une semaine consacrée à sa santé, son entreprise mais aussi ce qui accapare le plus la plus grande partie de son temps, les affaires de la JSMB dont il s’attèle à régler le moindre détail, le président Tiab s’octroie, tout de même quelques instants de détente et de farniente.C’est au bord de la mer dans un cadre propice que le boss bédjaoui se ressource, mettant de l’ordre dans ses idées et cogitant sur la deuxième phase de travail déjà entamée avec le recrutement d’une dizaine de joueurs.Inévitablement, dès que nous l’avons rencontré, la JSMB est revenue sur le tapis, le premier responsable bédjaoui n’est pas allé par quatre chemins pour asséner ses vérités et dévoiler ce qu’il ne peut garder pour lui-même. S’il affiche une satisfaction quant à la qualité de son recrutement, Tiab s’est par contre dit déçu par l’attitude de ceux-là même à qui il a ouvert les portes du club. “Comme ils l’ont toujours réclamé à cors et à cris. Nous avons invité nos sponsors officiellement à deux réunions de travail M. M. Berkati, Choulak, Idres et Bouzidi ont, dans un premier temps, affiché leur volonté de venir en aide au club, notamment dans le financement de l’opération de recrutement. Mais après deux réunions entre ces derniers et sept joueurs que nous nous apprêtions à engager, j’ai constaté une lenteur dans les négociations provoquant même l’ire de ces joueurs qui ont envisagé à un moment de rentrer chez eux. Il a fallu une intervention énergique de ma part dans la même soirée pour désamorcer la crise. 100 millions de centimes ont été remis à ces joueurs sur nos fonds propres”, a expliqué avec beaucoup de regret notre interlocuteur.“A mon sens, poursuit-il, ces personnes nourrissent d’autres intentions que celles de servir le club, leur insistance à organiser une assemblée extraordinaire alors que le plus urgent était de renflouer les caisses vides afin d’assurer les meilleurs recrutements possibles, nous renseigne on ne peut, mieux sur leurs desseins inavoués”.Ce qui a irrité le plus le président Tiab, c’était les tergiversations des sponsors car ces joueurs pouvaient perdre patience et aller signer ailleurs d’autant plus qu’ils étaient convoités. D’habitude peu locace, le président des Vert et Rouge s’est livré comme il ne l’a probablement jamais fait auparavant. Son souci majeur de redonner au club sa place parmi l’élite et le devoir de vérité envers les milliers de fans sont, sans nul doute, à l’origine de cette sortie particulièrement offensive.
Kaci A./Hamid
