Pour la commune d’Aokas, il n’y a ni travaux de creusage ni convention de rafistolage, et pourtant, on peut, sans se tromper, classer cette commune parmi les plus démunies en matière de confort routier ceci à en juger par l’état du réseau routier de la localité. Les habitants du quartier d’Aït Aïssa qui ont bénéficié, il y a deux années de cela seulement, d’une enveloppe pour la rénovation de leur route principale, ont vu cette dernière se détériorer quelques semaines seulement après l’achèvement du projet. Akkar, quartier limitrophe, a un pan de sa route carrément affaissé sans que l’on pense à mettre des gabions en urgence et goudronner la partie touchée pour conforter les automobilistes, fort nombreux, qui empruntent ce tronçon. De l’autre côté de la rivière, ce sont les quartiers d’Alliouène et de Taremant qui font face à une route aménagée et bitumée au début des années 80, puis oubliée par les différents élus qui sont passés à la tête de la commune, cette route se détériorée avec le temps pour devenir impraticable. Un peu plus bas, c’est au tour des habitants d’El Anser Naïth Ali de s’apitoyer sur leur sort en sachant que les autorités ne se sont jamais inquiétés sur leur cas au demeurant social. Du moment que leur terrain, classé dans la catégorie des régions sinistrées, bouge au fur et à mesure que les intempéries s’accentuent et le seul chemin qui mène vers leurs demeures menacées n’est pas pris en charge par l’Etat. De l’autre côté de la rive, c’est le quartier de Tabellout qui est touché par la multitude de bretelles réalisées par les soins des habitants mais non bitumées car les élus communaux n’ont pas jugé utile de les prévoir dans leurs plans de charge. Faut-il que les habitants aillent voir les entreprises chargées du goudronnage pour les engager à faire leur travail et cela à leur charge comme pour l’aménagement routier ? Plus bas, c’est le quartier de Tikheroubien qui souffre avec le projet de réalisation d’escaliers puis détourné en projet de route qui doit les rapprocher du centre-ville mais qui n’a pas vu le jour depuis son lancement si ce n’est pour mettre en danger les habitations du voisinage après les intempéries venues juste après les premiers travaux. Plus grave encore c’est carrément la situation du CW15, lequel est dans un piteux état. Il y a eu un avis d’appel d’offres pour sa réalisation, dont l’ouverture des plis devait avoir lieu à la fin du mois écoulé, mais cela ne convainc aucun citoyen, du moment que c’est tout le monde qui pensait que le CW 15 reliant la commune d’Aokas à celle de Tizi n’Berber était prévu dans le projet de réalisation du tronçon allant du carrefour de la RN 9, situé à proximité du tunnel au centre-ville de Tizi n’Berber en bitume et de ce dernier au lieu dit Trois Chemins en tricouche.
Or, il s’avère que ce dernier tronçon a été réalisé mais que la partie la plus empruntée, à savoir Aokas-Tizi n’Berber est restée avec ses nombreuses crevasses et nids de… chameaux.
Cette situation du réseau routier laisse perplexe plus d’un et les moyens financiers dégagés par l’Etat pour améliorer l’état des routes laissent supposer qu’aucun automobiliste n’aura à redire quand il se mettra au volant de son véhicule et pourtant, à Aokas, c’est une autre paire de manches.
Qu’à cela ne tienne ! Que ce soit la commune, ou la direction des travaux publics qui devraient s’en occuper, il faut mettre un terme à cette situation en urgence pour éviter de critiquer mensongèrement le président de la République ou son gouvernement alors que la négligence est plutôt à un niveau bien plus bas.
A. Gana
