En effet, après le saccage du siège de l’agence de la BDL de Tadmaït lors des évènements du Printemps noir, et qui a amené les responsables de cette banque, à la fermer définitivement, les Tadmaïtis sont privés des services de cette structure bancaire.
Une fermeture qui contraint, depuis, les habitants de toute la municipalité à se déplacer jusqu’à Draâ Ben Khedda ou à Bordj Menaïel pour effectuer les différentes opérations bancaires qui les concernent.
Cette situation est d’autant plus contraignante pour les usagers venant des villages environnants et des communes limitrophes, qui sont obligés de patienter devant les files d’attente et les portes des deux agences bancaires existant au niveau de la daïra de DBK des heures durant, sous le soleil en été, et sous la pluie en hiver, pour effectuer des retraits ou des versements.
Des files d’attente dont souffrent en particulier les personnes âgées qui sont obligées de rester debout pendant des heures au détriment de leur santé.
« Chaque fin de trimestre, je me lève très tôt le matin pour me rendre à l’agence de la BADR de Bordj Ménaïel pour retirer l’argent de ma retraite de France et ce, après des heures d’attente, une attente qui s’avère bien des fois inutile en raison du non-versement de notre argent par ma caisse de retraite. Mais si une agence bancaire existait à Tadmaït, nous ne serions pas contraints de supporter une telle situation », se plaint un retraité de Tadmaït.
Avec son nombre d’habitants qui ne cesse d’augmenter et les grandes potentialités que recèle la commune de TadmaÏt sur le plan économique, doter cette ville d’une banque devient plus qu’une nécessité pour épargner à ses habitants des déplacements dans d’autres villes afin d’effectuer de simples opérations bancaires et aussi les accompagner dans des projets de développement.
En effet, l’existence d’une telle structure permettrait de financer des projets communaux et octroyer des crédits pour les investisseurs locaux afin de les aider à lancer des projets au profit de la commune et créer des richesses et des postes d’emploi pour les jeunes qui sont livrés au chômage.
R. L.