La première halte a concerné l’ex-hôpital, les locaux qui accueilleront la maison des diabétiques ont fait l’objet d’une attention particulière du premier responsable de la wilaya accompagné par le DSP. Ce dernier expliquera longuement au wali les difficultés rencontrée pour le recrutement de sages-femmes rurales en leur proposant des formations à la carte, il lui fera part également des différentes tracasseries administratives via la Fonction publique. A ce sujet et pour lever toute les difficultés, le wali proposera à ce que la Fonction publique établisse des dérogations de manière à recruter des sages-femmes résidant à proximité de leur lieu de travail. La deuxième halte sera observée à la cité Zerrouki, où l’ex- abattoir communal doit être réaménagé en polyclinique pour une enveloppe de 800 millions de centimes.
L’entreprise chargée de la réalisation des travaux devrait être installée le 19 mars, avec pour impératif d’achever les travaux dans un délai de six mois. Au niveau des 140-Lgts, plus exactement au niveau de l’ancien siège de l’ETB, qui doit être aménagé pour servir de nouveau siège à la Direction de la santé, le wali s’est montré intransigeant quant aux délais de réalisation qui doivent être respectés. “Je vous donne deux mois pour achever les travaux et vous commencerez dès demain’’, s’est adressé le premier magistrat de la wilaya au chef de l’entreprise.
Cette urgence est justifiée par le wali par certaines particularités constatées à travers le chef-lieu de wilaya. “L’administration des Douanes algériennes a loué des locaux chez un privé, chose inconcevable ailleurs, qu’une administration puisse avoir recours à un privé pour exercer sa fonction, d’ailleurs le contrat de location des Douanes arrive à échéance au mois de mars, et pour éviter de le renouveler les Douanes aménageront dans les locaux de la DSP.” En sortant de l’édifice l’attention du wali sera attirée par un silo de ciment se trouvant en face du futur siège de la DSP. Demandant l’identité du propriétaire du terrain abritant le silo, le wali apprendra qu’il s’agit d’un privé propriétaire d’une station d’enrobage. “Il faut absolument délocaliser cette station d’enrobage du cœur de la ville, d’autant plus qu’il s’agit d’une activité polluante”, insistera le premier magistrat.
Le centre intermédiaire de soins pour toxicomanes fera également l’objet d’une visite du wali qui fera remarquer que la wilaya est en retard par rapport à ce fléau qui prend de l’ampleur. Avec une enveloppe d’un milliard cinq cents millions, sans chauffage et VRD, le wali insistera sur la qualité et sur les délais de réalisation en exigeant que ce centre ouvre ses portes cette année.
Le dernier point de la visite se fera au niveau de l’hôpital Mohamed-Boudiaf pour s’y enquérir des travaux d’avancement pour la mise en service du scanner. Le ministre de la Santé étant annoncé pour les jours prochains à Bouira, le wali insistera pour que deux équipes se relaient jour et nuit afin d’achever les travaux avant les quinze jours initialement prévus.
H. B.
