Lors de notre passage dans cette localité, des représentants du mouvement associatif, que nous avons rencontrés, ont dressé un tableau peu reluisant de la situation que vivent les citoyens.
Une situation caractérisée, selon eux, par l’absence de beaucoup de commodités tels que la couverture sanitaire et le gaz de ville. Ils citeront également le manque criant en matière d’infrastructures culturelles et sportives et l’état déplorable du réseau routier.
Sur ce dernier point, ils diront que les chemins communaux et de wilaya sont, pour la plupart, dans un état de dégradation avancé et nécessitent des travaux de réfection. Toujours selon leurs dires, en plus de l’exiguïté de ces routes, celles-ci ne disposent pas de fossés et autres conduites d’écoulement.
Le secteur de la santé, comme nous l’ont expliqué les animateurs des associations, est lui aussi un parent pauvre au niveau de cette bourgade.
Jadis, cette localité possédait un centre de santé, mais ce dernier était dépourvu de moyens matériels et humains à même de lui assurer un fonctionnement normal.
Il a vu le passage de nombreux praticiens jusqu’en 2004, date de sa fermeture et de son abandon.
La bâtisse abritant ce centre de santé se trouve dans un état lamentable, chose qui a poussé le wali de Bouira à prendre la décision de l’affecter à un autre service. Dans un autre registre, ils feront remarquer que le gaz de ville est l’une des contraintes majeures de la population de Béni Foudha. Cette dernière espère que les foyers de la localité seront raccordés au réseau du gaz de ville au même titre que les villages limitrophes qui en ont bénéficié par le passé.
Quant au volet de la jeunesse, les habitants de Béni Foudha n’ont pas manqué de signaler le taux élevé du chômage dans la localité. Un fléau qui touche de plein fouet cette frange de la population.
Ce problème est en partie dû au manque des projets pouvant créer des emplois pour tous ces jeunes.
Reste le volet économique, la localité étant à vocation agricole, sa population ne tire ses rentes que de l’oléiculture ou de la figue. La population demande « à ce que soit développé ce créneau ». S’agissant des infrastructures culturelles et sportives, Béni Foudha n’est pas mieux lotie. Cette localité, et à l’instar des autres villages de la commune d’Ath Laâziz, enregistre un déficit en infrastructures de ce genre. En somme, la population de Béni Foudha manque pratiquement de tout et vit dans un total isolement.
F. K.
