A quand le gaz de ville ?

Au vu de la froideur exceptionnelle de cet hiver, les citoyens de la région se posent souvent la question sur l’arrivée effective de l’alimentation en gaz de ville. Les travaux s’éternisent avec leur lot de désagréments stoïquement supportés.

Tous espèrent bien sûr, avec impatience mais non sans un certain scepticisme, que le prochain hiver sera vécu différemment et que la fin de l’année 2009 puisse sonner le glas des incertitudes et du recours au gaz butane. Il n’empêche que la majorité ignore, au sujet de la conduite d’amenée, que le blocage rencontré au niveau de Boudjeha n’a pas encore été entièrement levé. Une option a été définitivement prise : celle consistant à contourner Boudjeha en passant par les terres situées en aval. Un centre de rétention va être construit au lieu dit Ighil Ouzemour, sur le terrain d’un habitant d’Ifnaiene peu avant les premières maisons. A partir de là, le tracé va descendre pour passer en aval jusqu’à « Vlaâgane » de l’autre côté du grand talweg « Ighzer ouvarour » en face d’El Misser. Ce sera ensuite la montée tout droit vers les hauteurs d’Aït Aggouacha, pas loin des antennes relais de la radio télévision.

Ce long détour en plus d’occasionner du retard bien sûr, plusieurs mois déjà de perdus, va aussi générer un surcoût évident, de l’ordre de trois à quatre fois le coût du premier tracé. De surcroît, beaucoup de nouveaux propriétaires auront à confirmer leur accord et des négociations avec Sonelgaz sont prévues. Il y aurait une bonne quarantaine de parcelles concernées par le nouveau tracé, et les présidents des APC ont fort à faire pour contacter tout le monde.

Beaucoup de propriétaires ne résident plus sur place et se trouvent dans les villes du littoral ou même à l’étranger. Contacter tout le monde en un temps record est un vrai casse-tête pour les responsables municipaux mais c’est une nécessité pour s’assurer de l’accord des riverains et éviter de futures oppositions.

M. Amarouche