Ceci donna une idée à l’auteur de « sang de mars » de narrer l’histoire d’un jeune Algérien, voulant non seulement fuir la misère, mais aussi essayer d’améliorer les conditions de vie de sa mère laissée au pays, à tenter d’émigrer tout en se fixant pour objectif de s’installer dans la terre de Shakespeare en transitant, bien entendu, par la France, pays où réside son oncle maternel lequel était sensé l’aider à s’installer de l’autre côté de la Manche. Hélas, pour Nordine, ce jeune aventurier, comme le lui a laissé entendre sa famille d’accueil, l’invité d’un jour est léger, celui de deux jours commence à déranger et celui de trois jours, il faut savoir le dégager.
Ainsi, fuyant cette chaleur familiale transformée en froideur par l’épouse et la progéniture de son oncle, notre bonhomme se retrouva dans la rue pour travailler durement afin de survivre.
La chance lui sourit, un jour, en faisant la rencontre d’un être qui l’avait pris sous sa protection et qui se trouve être son père biologique sans qu’aucun d’eux ne connaisse le lien familial qui les unit.
Hasard de l’histoire, une amitié naquit entre eux au point où Nordine sauva la vie de son « père » condamné par une leucémie. Entre-temps, Nordine avait tenté de rejoindre son ami d’enfance en Angleterre lequel avait pu s’y installer mais le destin en avait voulu autrement en le forçant à rester dans un pays qui ne lui a jamais plu…
Rédigé dans un style simple, cet essai lequel est le premier du jeune écrivain prometteur Tarik Djerroud, peut être le prélude à une série d’autres romans qui viendront enrichir l’espace littéraire algérien. Ce premier roman est en un mot, une plongée dans l’histoire longue et tumultueuse des relations franco-algériennes avec leur cortège de blessures et d’espoirs.
A. Gana
