Les détritus gênent en toute saison, mais ils gênent encore plus en été où les fortes chaleurs hâtent la dégradation des matières organiques. Il suffit de laisser dans la rue pendant quelques heures des intestins de poisson ou des reliefs de repas pour que l’air se mettent à empester ! Or ce genre de déchets, on le trouve non seulement dans les lieux réservés à la collecte des ordures mais aussi dans chaque coin de rue, mais parfois, aussi, dans les cages d’escalier ou devant les portes des immeubles. Des locataires indélicats ne se donnent pas la peine de se rendre jusqu’aux poubelles collectives, ils laissent là leurs sacs, en se disant que les voisins les prendront…et bien souvent, les voisins ne les prennent pas ! Un autre gros problème est le ramassage des ordures qui ne se fait pas toujours aux heures qu’il faut et qui laisse, à ciel ouverts, des monceaux de matières aux odeurs désagréables, il faut dire aussi que les citoyens manquent de civisme en ne respectant pas les heures indiquées pour le dépôt : c’est à toute heure que l’on jette ses sacs dans les dépôts ! Autre mesure d’hygiène non respectée : l’usage de sacs hermétiques. Les ordures ne dégagent pratiquement pas d’odeur quand elles sont enfermées dans des sacs hermétiquement clos, fermés avec des lacets. Bien peu de personnes utilisent ce genre de sacs, sous prétexte qu’il coûtent cher… Comme si la protection de l’environnement et de la santé des gens doit être mesurée au prix d’un sachet, alors que par ailleurs, les gens qui se plaignent du prix du sachet, font des dépenses inutiles ! Dans les villes comme dans les campagnes, on a tendance, aujourd’hui, à régler le problème des ordures qui s’amoncellent, en les brûlant. C’est encore une autre agression contre l’environnement et la santé des gens, car les fumées qui se dégagent sont une source importante de pollution !
S. Aït Larba