Site icon La Dépêche de Kabylie

Le débrayage largement suivi

La wilaya de Tizi-Ouzou est passée en tête avec un taux de 92%, suivie de Blida avec 85%. A Alger le taux donné est de 70%, 65% dans la wilaya de Boumerdès, et 72,3% dans la wilaya de Tipaza.

Les animateurs de ce mouvement ont affiché leur entière satisfaction quant au succès, sur le terrain, de leur action.

Le SNPSP prévoit, à travers cette action, de boycotter, à l’exception des urgences, toutes les activités de soins et de consultations.

«Toutes les activités de soins et de consultation en dehors des urgences ont été reportées», a indiqué le SG du SNPSP, le Dr Liés Mérabet.

Il enchaînera « nous ne comptons en aucun cas suspendre notre mouvement avant la satisfaction totale de nos revendications, qui sont purement socio-professionnelles ». Il s’est interrogé à cet effet «comment le ministre de la Santé a pu prendre une décision pour les professeurs et qu’il n’ait pas agi de même concernant les praticiens de la santé. Cela fait deux ans que nous demandons au ministère de la Santé de réagir concernant nos revendications, mais rien n’a été fait jusqu’à l’heure actuelle», a-t-il déploré.

Pour sa part, Noufel Chibane, membre du bureau national de ce syndicat et chef du bureau de wilaya a indiqué qu’au niveau d’Alger, le taux de suivi à Bab El Oued est de 60%, 85% à Chéraga, 65% à Sidi M’hamed et 55% à Dergana où il a été enregistré des tentatives indirectes de casser ce mouvement. Les praticiens de la santé publique veulent, à travers cet énième mouvement de protestation, mettre la pression sur les pouvoirs publics pour la satisfaction de leurs doléances.

Ces protestataires revendiquent la promulgation du statut des praticiens de la santé publique et l’ouverture immédiate des négociations sur le régime indemnitaire.

La plateforme de revendications de cet organe syndical s’articule autour du «respect et de la reconnaissance des syndicats autonomes par le gouvernement comme partenaires sociaux à part entière, la révision de la grille des salaires et du point indiciaire en rapport avec l’inflation galopante ».

Lemya Ouchenir

Quitter la version mobile