Suite à la promulgation d’un décret réglementant la fonction d’agent immobilier, les membres du bureau de wilaya de la Fédération nationale des agences immobilières ont organisé, dans le matinée du lundi, une conférence de presse, animée par leur chef de bureau de wilaya, M. Farid Assouane en l’occurrence. Durant cette rencontre, l’animateur, assisté par ses collègues, a rejeté le contenu du décret gouvernemental lequel ne donne pas satisfaction aux revendications des concernés, à savoir la mise en place d’un cadre juridique qui protégera l’agent immobilier au lieu et place d’un ensemble d’articles qui favoriseront l’émergence d’agents informels.
Selon le conférencier, les nouvelles dispositions ne feront que mettre au chômage la majorité des agents immobiliers actuels qui dépassent les 5 000 au niveau national sans compter bien sûr leurs employés dont le nombre est quatre fois plus important. Inquiets, donc, pour leur avenir professionnel, les propriétaires d’agences immobilières comptent agir par tous les moyens légaux et réglementaires pour préserver leur gagne-pain comme ils l’ont souligné dans la déclaration qu’ils nous avaient, au préalable, remise. Commentant le décret exécutif 09-18 du 20 janvier de l’année en cours, objet de la conférence, l’animateur et ses collègues relèvent beaucoup de zones d’ombre notamment l’amalgame entre les trois fonctions greffées au statut d’agent immobilier, à savoir l’agence immobilière, le courtier immobilier et l’administrateur de biens. Effectivement, le décret, dans son article 4, stipule que ces trois fonctions relèvent de la profession d’agent immobilier et que l’agence immobilière, au même titre d’ailleurs que l’administrateur, peut vendre et louer des biens immobiliers. Aux conférenciers de se demander pourquoi avoir autorisé cette possibilité alors que désormais la pratique de l’activité est soumise à la délivrance d’un agrément et son exercice est exclusif à toute autre activité. «Nous demandons aux pouvoirs publics d’alléger les textes d’application de ce nouveau décret pour éviter de mettre au chômage les propriétaires des agences immobilières et leurs employés. Qu’ils prennent en considération cette situation sociale» tenait à dire le chef du bureau de wilaya de la Fédération nationale des agences immobilières tout en rajoutant que les zones d’ombre doivent être éclaircies. Concernant la mise à niveau des actuels propriétaires des agences, ces derniers soulignent qu’ils ne voient aucun inconvénient sauf que ça ne pourrait se faire en un semestre, délai fixé dans l’article 40 du décret.
Achiou Lahlou
