A qui profite l’arrêt des travaux d’assainissement du quartier Ledjnane dans le village Seddouk Ouadda ?Certainement pas aux les habitants qui, après en avoir assez des désagréments que leur causaient ces jetées d’égouts abandonnées anarchiquement dans une rivière située près de leurs habitations, et d’où se dégageaient des odeurs nauséabondes et se proliféraient des moustiques, notamment en été, ces habitants ont fait moult démarches auprès de la municipalité pour obtenir un projet de canalisation des eaux usées dont l’érection serait opérée loin des habitations, ce que la municipalité leur a accordé et les travaux de réalisation lancés en grande pompe. Mais, un problème de taille surgit, lorsque les agriculteurs qui s’alimentaient de la source de « Thala Ouadda » qui, pour l’irrigation des cultures, qui, pour l’alimentation de bestiaux ont su que la jetée sera abandonnée juste au dessus de cette fontaine sécuritaire. Ils sont montés au créneau pour dénoncer le risque de pollution de cette eau. Pour rappel, cette source a été ramenée dans une conduite galvanisée par un riverain sur une longueur d’environ 500 m et qui a érigé une fontaine publique aux abords du chemin principal du village menant vers les champs et qui servait aussi aux passants, humains et animaux, qui s’abreuvaient et se prélassaient le temps d’une halte, et le généreux bonhomme se contentait du trop-plein pour irriguer son jardin. « Nous avons seulement demandé à ce que cette conduite soit dévisée en dessous et un peu plus loin de cette fontaine pour éviter tout risque de contamination de son eau que nul ne peut ignorer pour son bon usage par beaucoup d’agriculteurs et des passants pour des besoins multiples », explique un propriétaire d’un poulailler. Ce que les habitants du quartier ont du mal à comprendre, c’est cette décision de la municipalité de remblayer ce qui a été réalisé et d’affecter les buses à un projet similaire réalisé dans un autre village. « Nous sommes étonnés par cette décision de la municipalité d’affecter les matériaux à un autre projet, et nous craignons que celui nous concerne soit remis aux calendes grecques », fulmine un habitant du quartier. « Nous avons buté sur un problème de passage de la conduite principale. Aucun des propriétaires n’a voulu accepter un passage à travers son champ et pour poursuivre la route jusqu’à l’endroit désigné par les riverains. A cette époque, l’enveloppe budgétaire qui nous a été allouée était très insuffisante. Nous l’avons inscrit dans les PCD 2004 et nous n’avons pas reçu d’enveloppe ». « Nous l’avons réinscrit dans les PCD de 2005 et nous attendons une éventuelle notification par la wilaya, pour peu qu’on nous facilite la tâche », poursuit-il.
L. Beddar