Cette mutation a abouti au renforcement de l’encadrement, à l’élargissement du cadre des spécialités, et à la rénovation du matériel du parc technique.
En effet, l’encadrement est assuré par 18 enseignants titulaires, plus les vacataires.
Quant au nombre de spécialités, il est passé de 8 en 1998 à 14 spécialités en 2002 ; chaque spécialité est composée d’une ou de plusieurs sections.
Actuellement, seulement 11 spécialités sont opérationnelles. Sur ce sujet, nous avons interrogé le directeur du centre qui nous dira : «Nous avons commencé à mettre en application la nouvelle carte pédagogique établie par le ministère. Cette dernière s’appuie sur la stratégie de formation selon le besoin du secteur utilisateur en s’adaptant aux potentialités de la région. »
Pour le volet des spécialités les plus demandées par les candidats, notre interlocuteur affirme : «Les candidats penchent plus pour les métiers manuels et artisanaux qui sont les plus sollicités, entre autres la plomberie sanitaire et gaz» ; il ajoute : «Au fur et à mesure, nous éliminons les spécialités dites de bureau (informatique, comptabilité) pour inclure beaucoup plus les spécialités dites manuelles, telles que l’artisanat, le bâtiment et l’agriculture. Ces dernières vont répondre aux besoins du marché de l’emploi».
Quant à l’orientation des jeunes qui n’ont pas réussi dans leur cursus scolaire, et ceux qui n’ont aucun métier, le centre organise comme chaque année, des journées d’information et de sensibilisation sur l’importance d’acquérir une formation. Ces journées sont organisées pour les stagiaires sous forme de «portes ouvertes».
A cet effet, une caravane d’information et de sensibilisation a été organisée du 25 janvier au 08 février, ainsi que des journées «portes ouvertes» du 08 février au 11 du même mois.
Des travaux de jeunes stagiaires sont exposés au public à cette occasion, notamment les futurs condidats.
«La formation est destinée aux deux sexes, et pour toutes les catégories d’âge sans aucune exception», avoue le directeur du centre. Des journées «portes ouvertes» sur la formation professionnelle destinée à la femme au foyer étaient aussi organisées du 26 février et seront clôturées le 10 mars. Les cours du soir sont une autre alternative qu’offre le CFPA pour avoir un diplôme dans l’une des spécialités. Pour le mode d’enseignement dispensé, le centre assure un enseignement théorique et pratique pour la formation résidentielle. En ce qui concerne le mode d’apprentissage, la pratique se fait au niveau de l’entreprise en plus des cours dits FTTC (Formation technique théorique complémentaire). L’internat et la demi-pension sont d’autres avantages qu’offre le centre aux stagiaires.
La fin de la formation est qualifiée soit par un Certificat d’aptitude professionnel (CAP), ou un Certificat de maîtrise professionnel (CMP), ou par un Brevet de technicien (BT), tout dépend de la spécialité, et du niveau scolaire exigé. Le CFPA, comme souligné par son directeur, est prêt à former toutes les catégories de la société, du jeune à l’adulte, femmes et hommes, même ceux ayant un niveau scolaire trop bas. L’appel est lancé aux entreprises pour profiter de cette main-d’œuvre qualifiée.
A. Bazouche
