Dix-sept médecins spécialistes exerçant au niveau de l’établissement public hospitalier Akloul Ali d’Akbou, ont déposé lundi passé, un préavis de grève pour, disent-ils dans une déclaration, dénoncer «la mauvaise gestion de l’hôpital» ; «obstruction et entrave dans la prise en charge des malades» et se voulant plus précis et accablants, les rédacteurs de la déclaration accusent dans des termes clairs les responsables de l’hôpital d’«atteinte à la dignité des malades par violation du secret médical». Ils menacent de recourir à une «grève illimitée jusqu’à obtention satisfaction totale». Les médecins s’engagent pour que «les urgences médico-chirurgicales soient toujours assurées».
M. A. Abbassene, directeur de l’hôpital, qui nous a reçus dans son bureau a été catégorique en affirmant que : «le préavis de grève n’est pas déposé dans les formes réglementaires et que ces médecins sont sommés de ne pas entamer la grève» et d’ajouter : «les médecins n’ont pas formulé de revendications claires». Quant aux accusations contenues dans la déclaration, A. Abbassene les réfute d’emblée «c’est un mouvement de solidarité au sein des médecins spécialistes qui fait suite à des sanctions légales prononcées à l’encontre de médecins insubordonnés» et d’ailleurs, poursuit l’orateur, «certains d’entre eux nous ont fait parvenir un courrier dans lequel, ils se déclarent incompétents à pratiquer des césariennes alors que par le passé, ils les pratiquaient toujours avec succès, pour cela, nous ne faisons qu’appliquer des circulaires ministérielles en vigueur». Quant à la violation du secret médical, il se résume, selon A. Abbassene, à «l’apposition de la signature du directeur sur le courrier pour l’évacuation des malades vers d’autres établissement.»
B. Sadi
