Ainsi cette manifestation d’envergure internationale est un évènement, premier du genre, regroupant les producteurs de gaz en Algérie ainsi qu’à l’étranger. Lors de son allocution, le ministre de l’énergie et des Mines Chakib Khelil dira que “l’industrie du gaz naturel a réalisé d’énormes progrès ces dernières décennies et il est rassurant de constater aujourd’hui que le gaz naturel est reconnu par tous comme une forme d’énergie aux qualités multiples offrant des avantages en termes économiques et environnementaux indéniables. Cette ressource est mise en œuvre via diverses alternatives complémentaires à l’instar du développement d’infrastructures d’exportation, la consolidation de la stratégie de commercialisation de l’entreprise nationale ainsi que le développement de l’industrie de transformation du gaz en Algérie”.
Aussi, le ministre dira à l’assistance que “l’un des objectifs cardinaux de notre politique gazière reste la couverture, à très long terme, des besoins énergétiques du pays et l’objectif affiché de l’augmentation sensible du volume de gaz naturel exporté à hauteur de 85 milliards de m3 par an sera atteint à court terme pratiquement dans les délais initialement fixés”. Abordant le sujet du partenariat dans le secteur énergétique, Chakib Khelil soulèvera les manques existants dans le domaine institutionnel “prenez l’exemple de Sonatrach qui rencontre des barrières pour investir sur les marchés européens, ce qui constitue un frein à l’expansion de l’industrie gazière et de telles politiques favorisant certaines industries au détriment d’autres reflètent une vision étriquée et de court terme,” et d’ajouter : “Le contraste est frappant, quand on observe que de notre part, nous avons consenti d’énormes investissements pour développer notre industrie gazière afin d’approvisionner à long terme les marchés des pays consommateurs d’une part et l’ouverture pour l’investissement étranger dans la chaîne pétrolière et gazière, dans un cadre ouvert, transparent et sans discrimination.” Les thèmes abordés lors de cette table ronde ont porté notamment sur les aspects liés aux problématiques des marchés gaziers et de la globalisation du GNL, des prix du gaz naturel et de leur évolutions la dérive des coûts opératoires, du rôle que jouera à l’avenir le Forum des pays exportateurs de gaz et des questions environnementales liées à l’énergie propre. Etaient présents à ce forum M. P. Scaroni Ceo d’Eni (Italie), P. Mellbye vice-président exécutif de Statoil (Norvège), les compagnies pétrolières et gazières nationales et étrangères, les représentants de l’université algérienne des associations techniques et des représentants du ministère des Finances et des banques algériennes.
Hacène Merbouti
