Recrudescence du chancre bactérien de l’olivier

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Plusieurs agriculteurs ont constaté les tumeurs provoquées par le chancre de l’olivier.

Un agriculteur d’Aït Mimoun a ramené des rameaux très sévèrement touchés et présentant de grosses boursouflures de couleur sombre, dépassant parfois le diamètre du rameau. A travers les oliveraies, on peut observer les apparitions de chancres plus ou moins importants. Cette affection virale n’a, à ce jour, pas de traitement curatif. La bactérie est véhiculée par la sève et s’attaque à toutes les parties saines de l’arbre ; la transmission se fait par le greffage, l’utilisation des mêmes outils de taille non désinfectés, où la plantation à partir de pépinières touchées. Cette affection a une incidence sur le rendement car les arbres touchés produisent moins. Le chancre bactérien s’attaque surtout à la variété chamlal, répandue largement dans l’oliveraie de notre région. Environ 80% du verger oléicole sont composés de chamlal, qui produit la meilleure huile associée à azeradj, bouchouk qui sont beaucoup moins sensibles au chancre.

Les oléiculteurs doivent prendre quelques précautions en cas de détection de chancre sur un arbre. Cet arbre doit être isolé, ses résidus de tailles brûlés, et l’agriculteur doit lui réserver des outils qui doivent être désinfectés à l’eau de javel après chaque utilisation.

Il n’est pas toujours opportun d’arracher tout l’arbre parce qu’il peut produire encore pendant des années. Mais les parties portant des chancres doivent être coupées et brûlées. Il s’agit, donc, de mesures prophylactiques qui peuvent limiter, dans une oliveraie, la zone de propagation de cette maladie.

M. Amarouche

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