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Une semaine culturelle spécial femmes

Le coup de starter de la manifestation a été donné par le chef de daïra de Souk El-Tenine en présence des autorités locales, des chefs d’établissement de la périphérie ainsi que des cadres du secteur de la jeunesse et des sports qui ont, comme à l’accoutumée, mis le paquet pour marquer l’événement. Ils ont mené tambour battant des campagnes de sensibilisation pour une meilleure adhésion de la femme dans divers secteurs. “Cette semaine, typiquement culturelle, s’articule autour du combat de la femme et de sa place précieuse dans la société”, explique Malek Messouaf, directeur de la Maison de jeunes lors des explications fournies aux visiteurs. Selon ses organisateurs, l’événement s’assigne plusieurs objectifs, entre autres mettre en avant l’émergence de la femme et ses capacités, faire le bilan et voir les perspectives avec les œuvres ayant pavoisé le hall de l’établissement, retraçant essentiellement les métiers liés à l’artisanat, l’environnement, les habits traditionnels, la poterie, la couture, la coiffure ainsi que d’autres activités dispensées au niveau du CFPA local qui demeure une véritable pépinière de diplômés. “Ces ouvrages témoignent que les femmes continuent à lutter et à résister avec une volonté d’aller de l’avant pour une vie meilleure dans une Algérie démocratique et plurielle”, nous a déclaré Omar Abdelâdim, premier responsable du centre de formation. En marge des festivités, qui ont drainé un nombre important nombre de visiteurs, le chef de daïra, qui a félicité les initiateurs, a rappelé que cette semaine culturelle est un forum et un moment interactif entre la femme et le citoyen par le biais des thèmes, levant le voile sur un sujet d’actualité d’une importance capitale. “Nous tenons à saluer vivement la femme melboucienne qui, jadis, s’est engagée pour l’indépendance de l’Algérie et se bat aujourd’hui pour l’édification d’une société fondée sur la reconnaissance effective de ses droits pour le progrès dans le cadre de la République et la démocratie”, a martelé Rachid Bouguerra, qui réaffirme que la société algérienne ne saurait s’épanouir et atteindre le niveau sans la moitié de son potentiel humain : “Je m’incline devant les sacrifices des femmes qui continuent à se battre pour une société juste, égalitaire et humaine”, conclut le chef de daïra. De son côté, le P/APC s’est dit satisfait du degré de la prise de conscience, estimant que l’abrogation du Code de la famille s’impose s’il y a vraiment une volonté d’opter pour une société de citoyens égaux devant la loi. “Il s’agit de la réparation d’une injustice”, a tenu à rappeler Mokhtar Allouti.

Rabah Zerrouk

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