Présente depuis un quart de siècle en Algérie, l’Association CISP de droit italien, connue sous l’appellation française de Comité international pour le développement des peuples, œuvre dans les wilayas de Kabylie depuis quelques années, en partenariat avec la Ligue algérienne des droits de l’Homme, pour le développement et la lutte contre l’exclusion sociale.
Après avoir organisé en 2007 et 2008 sa deuxième et troisième université d’été à Melbou, station balnéaire de la côte Est, voilà que ladite association prévoit le lancement du projet « Pour une citoyenneté active » durant les deux années à venir, à savoir de 2009 à 2011. Ainsi, durant cette période, les deux partenaires organiseront à la Maison des droits de l’homme et du citoyen de la commune d’Akbou différentes activités ayant trait aux droits humains et à la citoyenneté et visant à les promouvoir. Ce style de formation englobera, entre autres, séminaires, cafés philosophiques et littéraires, projections de films, ateliers, universités d’été… Dans ce cadre, cette ONG organisera aussi des tournées de sensibilisation aux droits de l’homme et écoutera et assistera les personnes en difficultés grâce aux services d’un juriste permanent qui travaillera avec les associations thématiques de la wilaya de Béjaïa.
Ce projet commencera dès le mois en cours par l’ouverture des inscriptions à une formation aux droits de l’homme pour le mouvement associatif et le grand public et la reprise se fera dès la rentrée scolaire, en septembre, pour les étudiants et les professionnels avec le soutien de l’université de Lyon IDHL France, avec remise d’un diplôme au terme de la formation. Les formations qui seront encadrées, sous l’égide du CISP, par des professeurs, universitaires de renom, se feront en cycle continu avec des séminaires tout au long des deux années à hauteur d’un séminaire par mois. Pour ce faire, la Ligue des droits de l’Homme rouvre son Centre de documentation à partir du mois en cours et procédera dès sa réouverture à son transfert du quartier Seghir au Forum de l’université, résidence Aouchiche, du côté de Targa Ouzemmour. Ce dernier sera équipé d’un fond documentaire spécialisé, une bibliothèque, médiathèque et une salle de lecture. Financé par la Commission européenne, ce projet permettra la formation d’une quarantaine d’apprenants préalablement sélectionnés, lesquels deviendront à leur tour des relais pour diffuser, informer, former et contribuer ainsi à l’élargissement de l’espace citoyen.
A. Gana
