Draâ El-Mizan n’échappe pas à ce décor. Bien qu’on entende ici et là dire que les pétards sont interdits, sur le terrain, c’est tout autre chose.
D’où viennent ces quantités de pétards ? Comment arrivent-elles chez nous ? Telles sont les questions qui attendent des réponses.
Certes, il est à constater que leur vente est réduite, mais ce phénomène reste toujours inquiétant surtout quand on voit ces pétards de gros calibre créer la terreur à chaque explosion. A cinq jours de la célébration de la fête du Mawlid ennabaoui, la quiétude des habitants est ébranlée par ces pétards qui font peur. « Pourtant, il y a quelques années, leur importation était interdite. On ne sait pas comment ils arrivent dans nos villes et dans nos villages. Il faut dire qu’ils présentent un danger pour nos enfants. Les services des urgences reçoivent des cas parfois difficiles à soigner », nous a répondu, à ce sujet, un habitant d’un immeuble sis au centre-ville. Alors que dans les cages d’escaliers, ces bruits assourdissants sont amplifiés et dérangent les locataires. « Il faut trancher sur leur importation. Combien d’enfants ont été blessés ou même perdu la vue à cause de la bêtise humaine », a ajouté un autre intervenant. Sur le plan religieux, tout le monde s’accorde à dire que griller tant d’argent n’a aucun sens et que c’est péché. Même si nombreux sont les citoyens qui sont contre la commercialisation et la vente de ces pétards, il existera toujours des parents qui dépensent des sommes importantes pour satisfaire leur progéniture. « Cela ne me regarde pas que des gens fassent des bénéfices, car il faut tout de même faire plaisir aux gosses ! », pense ce père. Il faut dire que certains pétards sont vendus jusqu’à deux cent cinquante dinars l’unité. Il est, donc, de notoriété publique d’interdire définitivement cette importation car il y va de la quiétude des citoyens et de la sécurité non seulement des enfants mais également des adultes.
Amar Ouramdane
