La commune de Sidi Aïch n’a point d’investissements créateurs d’emploi et générateurs de valeur ajoutée. Elle est de ce fait, réduite à végéter, lorgnant du côté de l’Etat central pour lui concéder quelques subsides à même de lui permettre la création des projets de développement local et satisfaire les besoins vitaux de la population. C’est pour sortir de cette quadrature du cercle qui confine la circonscription dans une situation de quasi indigence et l’engager sur la voie du développement que les autorités locales ont engagé une procédure de création d’une zone d’activité sur le territoire de la commune.
Le premier acte de la démarche a consisté en la formalisation, il y a quelques années, de la transaction d’une assiette qui était jusque-là sous régime forestier. Le terrain, de nature accidentée et d’une superficie de 30 ha, est situé aux abords de la RN 26, non loin du village Remila. Longtemps remisé dans le tiroir, le dossier vient d’être dépoussiéré par l’exécutif communal, avec la ferme intention de le relancer.
« L’Assemblée a dégagé une enveloppe budgétaire pour couvrir les frais découlant de l’étude de sa réhabilitation », nous fait savoir le P/APC de Sidi Aïch, M. Ouzzani, qui a à cœur de mener à terme ce projet qu’il considère névralgique pour sa commune.
« Je fonde beaucoup d’espoirs sur cette ZAC, car en même temps qu’elle aidera à l’essor économique de notre commune, elle contribuera sans conteste à résorber le chômage qui touche une grande partie de notre jeunesse », a-t-il plaidé. Mais voilà que la municipalité, indigente qu’elle est, est incapable de financer un tel investissement. Pour contourner cet écueil de taille, « nous avons sollicité une prise en charge du projet dans le cadre des Plans sectoriels de développement », nous a confié le maire.
N. Maouche
