L’absence du foncier, un obstacle pour le développement

Car là surgit une fois de plus le problème du foncier. Pourtant, il existait auparavant un certain héritage de foncier, mais il a été vendu à l’époque. Ce qui est devenu un vrai obstacle de développement pour la commune.

L’exemple le plus frappant est celui des logements LSP du centre-ville d’El-Adjiba. Ces logements seront habités dans quelques mois mais leurs propriétaires se demandent où pourront stationner leurs véhicules. Leurs enfants pourront-ils trouver un endroit pour se distraire ? La réponse bute sur beaucoup de difficultés.

En effet, les propriétaires des maisons individuelles et des locaux commerciaux à côté de ces immeubles, possèdent des actes de propriété. Ce qui constitue un empêchement pour les responsables de l’APC d’exploiter ce foncier pour les aménagements urbains à intérêt public (parking, jardin public…).

Des sources proches de l’APC rassurent que toute privatisation de propriété privée ne peut s’effectuer que dans le cadre de la loi, et seulement la loi. Ahmed 28 ans, un jeune citoyen d’El-Adjiba, nous édifiera sur ce sujet : « Comme vous avez dû le constater, ces logements LSP sont encerclés par des propriétés privées, ce qui constitue un vrai casse-tête pour le lancement de projets dans le futur.  » Et d’enchaîner : « Le lancement des projets au niveau de la commune est contrarié par le privé qui a bénéficié durant les années 80 et 90 de ces logements et locaux commerciaux. Regardez, un privé habite un ancien cabinet médical, qui partage un mur avec des bureaux administratifs de l’APC, et n’est qu’à un mètre de bureau de la poste. Même les locaux commerciaux qui existent jusqu’à maintenant, et qui constituent le reste des bidonvilles éradiqués dernièrement posent problème.  »

Les contrats de vente établis par les anciens responsables de l’APC d’El-Adjiba demeurent la préoccupation de l’APC actuellement qui travaille en collaboration avec les services de wilaya afin de sortir de ce sous-développement et d’éradiquer les bidonvilles.

Les propriétaires privés sont appelés à réagir dans l’intérêt commun de la société afin que tout le monde puisse profiter de ces projets de développement qui sont lancés actuellement.

A. Bazouche