Le rassemblement auquel a appelé le bureau exécutif du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) devant la présidence de la République, a été une fois de plus réprimé hier par les éléments des anti-émeutes. A peine s’étaient-ils regroupés, vers 10 h, en face du siège de la présidence de la République, que les enseignants contractuels ont été dispersés par les forces de l’ordre. Ils étaient plus d’une trentaine à avoir répondu à l’appel du CNEC pour participer à ce sit-in devant la présidence de la République. Un impressionnant dispositif des services de sécurité barricadait tous les chemins menant vers siège de la présidence avant l’arrivée des enseignants contractuels. Les éléments de la police dispersaient les manifestants sous prétexte que «les rassemblements sont strictement interdits». Les enseignants contractuels refoulés à plusieurs mètres loin de la présidence scandaient. «On demande l’intervention du président de la République», «Non à la hogra», «On demande l’intégration. Nous ne voulons pas avoir une fin épouvantable comme celle de notre collègue à Mostaganem qui, ne supportant plus sa situation, a mis un terme à sa vie», a expliqué Mme Meriem Maârouf, chargée de la communication au sein du CNEC. « Ils l’ont mis à la rue, après six ans de travail comme contractuel, et ce sans aucune raison », a-t-elle enchaîné.
La plate-forme des revendications des enseignants contractuels s’articule autour de : «la régularisation de la situation des enseignants contractuels et leur intégration quelque soit leur spécialité, le versement des salaires non versés depuis trois ans et de bénéficier des primes de documentation et de qualification».
Ces grévistes de la faim réclament également la titularisation des enseignants contractuels après une année d’exercice et la réintégration de ceux exclus abusivement.
L. O.
