Lutte contre la rage

La première opération qui s’est déroulée durant toute la nuit de samedi à dimanche consistait à déposer des appâts empoisonnés, dans certains endroits très fréquentés par des chiens.

Les sites repérés au préalable, à savoir la décharge communale, les abords des cités d’habitations et l’abattoir, ont été par la suite surveillés par mesure de sécurité.

L’effet du poison, étant instantané, les ouvriers ont procédé immédiatement au ramassage des cadavres qu’ils ont rassemblés dans une fosse près de la décharge. Avant de passer à leur enfouissement, les employés ont pris la précaution de les chauler.

« Cette opération qui sera suivie par plusieurs d’autres, s’est soldée par la mort de nombreux chiens et chats même si certains citoyens ne nous ont pas facilité la tâche », nous dit-on.

En effet, certains jeunes, élevant des meutes de chiens, se sont opposés à leur éradication, en les éloignant des lieux où les appâts empoisonnés ont été déposés.

Le danger que peuvent représenter les animaux errants, particulièrement les chiens, n’est plus à démontrer. Nous avons signalé, il y a quelques mois qu’un troupeau de moutons avait été attaqué par des chiens sauvages et sans l’intervention du berger son cheptel aurait été décimé. Par ailleurs, nous apprenons que même si une opération similaire avait été initiée, il y a quelques mois, la commune se retrouve encore une fois envahie par les animaux errants.

Il semblerait que des citoyens, venant des communes limitrophes, se débarrasseraient des chiots et chatons sur le territoire de la commune d’Aïn El-Hammam, particulièrement aux abords de l’hôpital et des lieux habités. Ce qui entrave quelque peu le travail effectué par le service d’hygiène. Notons que c’est la troisième fois, depuis le mois de septembre, que les chiens errants ont été ciblés. C’est d’ailleurs grâce à ce genre d’opérations qu’aucun cas de rage avéré n’a été signalé. Ce qui justifie amplement les dépenses engagées.

A. O. T.