Le désarroi des anciens bénéficiaires des contrats préemploi

En effet, ces universitaires dont la moyenne d’âge varie entre 28 ans et 35 ans, même avec le capital expérience acquis dans les administrations publiques et dans le monde de l’entreprise, ils font face à des difficultés énormes pour réintégrer la vie professionnelle. Certes, certains d’entre eux ont pu décrocher un poste, mais en participant aux concours organisés par la Fonction publique, le seul moyen offert dans le marché de l’emploi local. En fait, ce qui dérange le plus les anciens bénéficiaires des contrats préemploi, c’est sans doute le fait qu’ils ne peuvent pas prétendre à la nouvelle formule d’insertion professionnelle appliquée depuis maintenant plus d’une année, notamment celle destinée aux diplômés de l’université. Et pour illustrer bien ce paradoxe, nous avons pris le soin de contacter des jeunes de la localité confrontés au chômage après avoir fait leur preuve en tant que fonctionnaires dans les institutions de l’Etat. L’un d’eux dira : « J’ai vécu une véritable déchirure en quittant mon poste de travail, d’autant plus que j’ai toujours espéré bénéficier d’une intégration, peu importe la manière avec laquelle elle viendra ».

De plus, les recrutements qui s’effectuent dans la Fonction publique sont soumis à des aléas, notamment lorsqu’il s’agit des concours externes où il n’est pas du tout évident de sortir admis, du moment que les postulants sont mis sur le même pied d’égalité. Toutefois, pour les concours sur titre, les bénéficiaires du préemploi sont avantagés mais le nombre de postes demeure insignifiant pour endiguer le phénomène du chômage chez les universitaires.

Toutes ces préoccupations ne sont en fait qu’un appel de détresse destinée à mettre en alerte les pouvoirs publics que le travail temporaire, même si quelques fois il est bénéfique, du moins pour acquérir une expérience professionnelle, n’est pas en fin de compte la solution recherchée par les jeunes.

M. Haddadi