La Journée de l’arbre tend à perdre son caractère événementiel pour devenir une journée aussi banale que les autres. Même les affiches habituelles ou prospectus, distribués aux élèves des établissements scolaires à l’occasion de la Journée de l’arbre ont disparu. Rien n’indique que le 21 mars est dédié à l’arbre.
Si parfois certains responsables mettent en terre, symboliquement, des arbres ornementaux devant les édifices publics, ils ne peuvent « oser » parler de reboisement dont les besoins de la région en la matière, sont énormes. Des millions de plants sont nécessaires pour résorber le déficit créée par les incendies et l’homme dont la hache et la scie ne ménagent pas la forêt, réduite à néant en de nombreux endroits.
Pour une région qui subit chaque année la dégradation de son patrimoine forestier, on s’attendrait à un reboisement à grande échelle ne serait-ce que pour remplacer les arbres brûlés. Malheureusement, en dehors de l’habituelle plantation d’arbres fruitiers à laquelle procèdent des particuliers, à titre privé, dans leurs propriétés, l’intervention de l’Etat dans le domaine peut être considérée comme nulle. En tout cas, jusqu’à maintenant, elle est loin d’être à la mesure des dégâts enregistrés.
Nous osons croire qu’il ne s’agit là que d’un retard et non d’une omission. Car, dans le cas contraire, il ne serait plus utile de ressasser les éternelles leçons sur la protection de l’environnement. Ce ne serait que des vœux pieux.
A. O. T
