En ville, un jour de marché…

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En rentrant à Souk El Tenine pour celui qui vient de Aït Abdelmoumène, vous serez surpris par le nombre de fourgons parqués de part et d’autre de la chaussée, on dirait un marché de fourgons, détrompez-vous, ce n’est que l’arrêt qui dessert sur Aït Abdelmoumène.

Ces chauffeurs disent qu’ils sont indésirables puisqu’on les a balancés à l’extrémité de la ville, à ce rythme, ils se retrouveront bientôt à Tassoukit pour finalement faire le tour de leur village, après tout, il y a tout ce qu’il faut chez eux et Wachour est là pour les servir. Passons ! Imaginez-vous, il y a six autres arrêts comme cela (Aggouni B., Mechtras, Tighilt Mahmoud, Berkouka et enfin l’arrêt pour Tizi Ouzou).

Tout cela dans un tronçon de 300 m au maximum. Ajoutons maintenant tous les passants à bord de leurs véhicules, les véhicules des marchands et leurs étalages, les piétons et les clients, c’est ce que l’on appelle une composante humaine. Si vous voulez joindre l’autre bout de la soi-disant ville, car c’est là-bas que se trouve la mini poste office et la polyclinique, il vous faut au moins 20 ou 30 mn en voiture et si par malheur votre femme choisit un jour de marché pour mettre au monde votre enfant, alors vous devez choisir entre faire demi-tour et choisir une autre clinique (Ouadhias-Boghni) ou alors faire appel à Spiderman pour vous y emmener, ou bien faire venir la sage-femme dans votre voiture et si cela ne vous convient pas, devenez vous-même sage-femme et faites accoucher votre femme au beau milieu du marché ! Toute cette anarchie est dûe à quoi ? Primo, absence d’agents pour régler et réguler la circulation. Secundo : le non-respect du code de la route.

Tertio : on ne transforme pas une route en marché. Enfin, espérons que les autorités y réfléchiront un peu et finiront sûrement par trouver une solution à ce désordre qui n’a fait que trop durer. Quant aux citoyens, un peu de bon sens, de civisme et de responsabilité ne fera que du bien.

Hocine Taïb

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