L’Algérie est sans doute l’un des pays du monde le plus riche au plan archéologique : sites préhistoriques, monuments de l’antiquité et des différentes périodes de l’histoire… L’Algérie s’enorgueillit même de posséder les villes romaines les mieux conservées au monde à l’image de Cuicul (Djémila) ou Thamugadi (Timgad). Et les mosquées du moyen âge, les palais, les nécropoles… Un champ immense pour les chercheurs, historiens, les archéologues ! Or, force est de constater que l’archéologie est le parent pauvre des études scientifiques et universitaire en Algérie. Au dernier colloque de Béjaia sur le patrimoine amazigh, on s’est rendu compte qu’il n’y a même pas une revue d’archéologie. Les dernières datent de la période coloniale ou alors des premières années de l’indépendance ! L’ancien Centre d’anthropologie et de préhistoire du musée du Bardo publiait la revue Libyca (qui existe toujours d’ailleurs) mais la parution de cette revue est très irrégulière, en tout cas, elle ne permet pas à tous les chercheurs de publier leurs travaux ! Or, sans revue pas de diffusion des recherches, pas d’avancement des connaissances ! Un autre instrument de recherche est le laboratoire qui réunit les chercheurs d’un même domaine et leur donne les moyens techniques, financiers et humains de poursuivre leurs recherches. Si, par le passé, il était difficile de fonder un laboratoire, aujourd’hui, la procédure est considérablement facilitée et les moyens financiers ont été doublés, voire triplés. En principe, rien ne doit empêcher les chercheurs de créer leur instrument de recherche. Alors…
S. Aït Larba
