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Des potentialités touristiques inexploitées

La région recèle de grandes potentialités dans le secteur du tourisme : par l’insuffisance des aides et des moyens financiers de l’Etat alloués au développement du domaine dans la région, la plus-value à générer par le secteur reste nulle.

La commune d’Adekar se trouve à près de 50 km à l’ouest de Béjaïa, elle est, sans doute, l’une des régions les plus démunies d’Algérie. Un relief montagneux très accidenté et un réseau routier fait de pistes cahoteuses font que cette commune n’a qu’une existence administrative. Sans aides conséquentes de l’Etat, elle ne peut faire face au développement de ses atouts naturels concernant en premier lieu le tourisme. De prime abord, la première impression qui marque le voyageur qui oblongue la RN 12, d’El Kseur jusqu’à l’entrée dans les frontières de Tizi Ouzou, est l’immense gâchis qui s’étale devant les yeux. Le paysage verdâtre et la succession de flancs montagneux luxuriants que les routiers ont l’habitude de contempler ont laissé place à de lugubres terres calcinées et à des squelettes d’arbres réduits en charbon par les incendies de l’été passée. Ainsi va la vie à Adekar, commune coincée entre forêt qui ne donne rien et une montagne de plus de 1200 m qui n’a rien à donner.

Adekar en chiffres : C’est 24 villages épars et non reliés entre eux avec 13000 âmes, 12 écoles primaires, deux CEM, un lycée, un CFPA et une annexe de CFPA, un EPSP et deux salles de soins, 3 bureaux de postes. Un détachement de l’ANP, 3 casernes de la garde communale, une brigade de la Gendarmerie nationale et enfin 10 entreprises locales tout corps d’Etat. La forêt d’Akfadou s’étale sur une surface de plus de 1448 hectares où se trouve le “Lac Noir”, qui ajoute des gouttes de miel à la ruche d’abeilles de la déesse des panoramas. L’oxygène pur de site et les espaces verts de la forêt, donne l’occasion à poser des questions sur l’inexploitation de ce site : “Pourquoi pas l’implantation d’un hôpital pour les asthmatiques ?!” nous dit un médecin à l’EPSP d’Adekar. “Nous sommes en train de proposer l’implantation d’un complexe sportif bien équipé au niveau de la forêt d’Akfadou, pour l’entraînement des équipes nationales dans tous les sports”, dira M. Zaid, adjoint maire d’Adekar. “Je rappelle bien les moments quand j’ai été colonne dans le camp de la Sonatrach à Adekar, ce sont des moments inoubliables”, nous dit un animateur des CVLJ à Bordj Bou Arreridj, M. Maouche. Acif El Hemmam : un site touristique à l’abandon depuis l’existence, remarquable dans les routes dégradées, qui mènent à la placette des amoureux de la nature variée entre un forêt et un relief montagneux ou se trouvent quatre sources thermales d’une capacité de plus de 2.5 l/s chacune dont deux sources inexploitables. “Chaque été, il y a plus de 3000 touristes par jour venant de Tizi Ouzou, Boumerdès, Alger et autres wilayas à El Hemmam”, nous dit, pour sa part, M. Malek, un élu dans l’APC d’Adekar. Et d’ajouter : “Pour mieux exploiter cette richesse, on est contraints d’implanter un complexe touristique à Acif El Hemmam”. Dans la dernière déclaration du directeur de tourisme de la wilaya, il y a 29 petits hôtels qui peuvent recevoir un nombre déterminé de touristes, pour cela l’implantation d’un complexe touristique dans la région devient plus qu’une nécessité. Les terrain existent, à quand la réalisation de ces projets ? Et quand est ce l’Algérie créera la plus-value économique dans le tourisme ? L’objectif serait d’attirer les étrangers même les locaux à investir dans notre pays

Menad Chikhi

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