La Dépêche de Kabylie

Un projet de loi pour le nucléaire civil

Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a fait savoir qu’un projet de loi est en cours d’examen par le gouvernement visant à réorganiser les activités du secteur nucléaire et à assurer les meilleures conditions de réussite. L’Algérie, à l’instar de nombreux autres pays, notamment ceux en voie de développement, envisage de recourir à l’électronucléaire pour répondre à sa demande énergétique et pour d’autres applications civiles. Pour rappel, dans un entretien publié dans la dernière livraison du mensuel Afrique-Asie, M Khelil a souligné que « ce projet de loi définit les dispositions applicables aux activités liées à l’utilisation pacifique de l’énergie et des technologies nucléaires, des sources de rayonnements ionisants, et vise à protéger la santé humaine et de l’environnement contre les dangers qu’elles comportent. « 

M. Khelil a ajouté dans le même sillage que ce texte « détermine aussi les conditions d’exercice des activités nucléaires ou utilisant des sources de rayonnements ionisants dans tous les secteurs socio-économiques », préconisant à fixer les règles de sûreté et de sécurité nucléaires devant cette activité qui s’annonce un risqué.

Le ministre a également abordé le volet institutionnel de ce projet de loi : « Il est prévu la mise en place de deux entités ». Il s’agit, d’une société de promotion et de développement de l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques et d’une autorité de sûreté nucléaire chargée de veiller à la conformité de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire avec la législation en vigueur, a-t-il indiqué.

Il a précisé, par ailleurs, que le texte met en place les instruments légaux, afin de se conformer aux engagements internationaux, notamment ceux des accords de garanties avec l’AIEA, découlant de l’adhésion au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

D’autre part, M. Khelil a fait état de la création d’un institut national de formation en sciences et technologies nucléaires, pour soutenir le programme d’introduction de l’électronucléaire, l’objectif étant selon l’orateur  » de former plusieurs centaines de cadres au cours des quinze prochaines années », a-t-il informé.

A. Slimani

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