Pas de vacances pour le technicum

Alors que tous les établissements scolaires ont normalement profité des vacances du printemps au moins pour une petite semaine au lieu de deux, du fait de l’organisation des cours de rattrapage notamment dans les lycées, il n’en est pas de même pour le technicum de Draâ El-Mizan.

En effet, ce lycée a fonctionné durant ces quinze jours pour non seulement accueillir les élèves des classes de terminale au cours de la première semaine mais il a également fait office d’hébergement pour les enseignants du primaire qui sont inscrits pour les cours d’amélioration de leur niveau préconisé par le ministère de l’Education.

«Pour cette session, nous avions choisi le technicum de Draâ El-Mizan pour accueillir les enseignants du primaire des deux daïras de Tizi Gheniff et Draâ El-Mizan qui se déplaçaient auparavant à Boghni. C’est suite à leurs doléances que la tutelle a répondu favorablement d’autant plus que cet établissement dispose de tous les moyens tant matériels qu’humains», nous confie M. Idriss Laïmouche, inspecteur chargé du plan pédagogique de cette formation. Par ailleurs, durant la deuxième semaine, du samedi à mardi, les enseignants sont astreints aux examens de cette période.

«Effectivement, nous avons répondu favorablement à la demande des enseignantes et des enseignants du primaire pour les rapprocher un tant soit peu de chez eux. Cependant, il est vrai que ce n’est pas facile d’organiser un stage pour 325 enseignants et recevoir en même temps nos élèves mais nous avons réussi ce pari grâce à la compréhension et à l’aide volontaire des autres lycées à savoir «Ali Mellah» et «Saïd Hamdani» qui ont dépêché non seulement leurs professeurs pour assurer les cours et la surveillance des examens mais également leurs personnels de service, donc ce stage a été organisé en coordination avec les trois lycées», nous déclare le proviseur du technicum, en l’occurrence M. Ahcène Mellaz, chargé du volet administratif.

Bien que cette période ait été ardue pour les institutrices et les instituteurs, cependant, l’accueil, la prise en charge ainsi que le temps gagné en déplacement leur ont rendu le sourire.

«Auparavant, nous nous déplacions jusqu’à Boghni. Donc, pour la plupart, nous devions quitter la maison au moins à six heures du matin pour arriver à l’heure et ne revenir que tard dans la nuit», nous a confié cette institutrice de M’kira qui ajoute que toutes les conditions ont été réunies pour la réussite de cette session organisée au technicum de Draâ El-Mizan surtout avec des professeurs compétents et un encadrement à la hauteur de la tâche confiée par la tutelle.

Essadi N’Aït Kaci